mardi 3 mai 2011

Témoignage sur le déroulement d'un groupe de parole

GROUPE DE PAROLE EPILEPSIE

Paroles – silence – écoute – partage, c’est un rendez-vous régulier. Mis en place en 2001 par une personne atteinte d’épilepsie, un parent, et une neurologue, le groupe de paroles se rencontre tous les mois et demi environ, toujours dans le même lieu, à la même heure. La rencontre est limitée à une durée d’environ 2h, avec la participation d'une quinzaine de personnes. Chacun vient quand il veut, autant de fois qu’il veut. La neurologue et le psychologue sont toujours là pour nous aider. Le groupe de paroles est un espace d’écoute et d’échanges entre personnes atteintes d’épilepsie – jeunes ou adultes, l’entourage – parents ou amis –, et des professionnels. C'est un apprentissage à l’accueil de l’autre et de son histoire : écouter l’autre, entendre ce qu’il dit, et enfin, entendre ce que l’on dit soi-même. Chacun est pris en compte par le groupe tel qu’il est, sans jugement. Le but n’est pas d’analyser, mais de laisser dire, et de partager les difficultés avec d’autres. Le psychologue sait aiguiller, si nécessaire, vers des professionnels pour un travail individuel. Ce n’est pas une transmission de savoir, mais un partage de vécus. Après plusieurs années de silence, il n’est pas toujours simple d’oser mettre quelques mots sur sa maladie. Cependant, pour certains, il est plus facile de parler que d’entendre. Nous nous appliquons à être vigilants, à laisser s’exprimer avec leurs mots et à leur rythme tous ceux qui le désirent. Les professionnels, quant à eux, cadrent ceux qui envahissent le temps des autres. Au travers de paroles, de silences, d'écoute, le groupe est surtout une rencontre avec l’autre et avec soi-même.

Nous commençons toujours la rencontre par rappeler certaines règles essentielles : Un respect mutuel ; Ce qui est dit là, ne sort pas du groupe ; Chacun est libre de venir et de ne pas revenir ; Liberté de parole ; Liberté de réponses aux questions qui lui sont posées ; Aucune décision n'est prise pour l’autre, chacun suit son chemin ; Il n'y a pas d’obligation de résultats, pas de procès d'intention et aucun jugement ; C’est uniquement un partage d’expériences. Le groupe respecte naturellement ces règles. Puis, la neurologue présente, de façon très générale, la maladie "épilepsie" et insiste toujours sur le fait qu’il n’y a pas une mais des épilepsies. Nous remarquons l’importance de préciser ce point car il favorise l’accueil des différences – manifestations – traitements – vécus – difficultés scolaires, sociales. La neurologue parle toujours de la relation professionnel / patient. Elle décrit les différents médicaments, les effets secondaires. Elle explique les difficultés à trouver, parfois, les bons traitements ou à comprendre les diverses manifestations de la maladie. Elle témoigne des progrès de la médecine en ce qui concerne l'épilepsie, mais aussi des découvertes de nouvelles molécules médicamenteuses, des améliorations des tracés et des performances opératoires.

Ensuite, nous faisons un tour de table. Chacun se présente et raconte son « parcours du combattant » avec la maladie. Les habitués expriment où ils en sont, depuis la dernière rencontre et la personne qui vient pour la première fois se présente plus longuement. Nous ressentons son besoin de se libérer et de tout poser : les mots, les émotions, les pleurs, les angoisses, les interrogations, les peurs. Enfin, elle vient parler de cette « maladie interdite de paroles » comme le disent certains. La première rencontre avec le groupe peut être vécue de manière douloureuse. Il est parfois impossible de mettre des mots sur cette souffrance si longtemps retenue ou accumulée. Depuis trop longtemps, trop pesante. Les larmes sont souvent les premières expressions. Même le silence est accueilli, compris, partagé et respecté par tous. Subtilement, une petite étincelle d’espoir circule alors et re-anime la parole : « Ce n’est pas grave – Tu es là – Tu as réussi à sortir de chez toi – Tu parles si tu veux dire – Ici, on est tous pareil – Moi aussi j’avais du mal, maintenant j’attends le groupe avec impatience». Chacun cherche du positif pour encourager et soutenir l’autre. Devant le groupe, chacun essaye de tirer des idées de son histoire et d’apporter un soutien à la situation, même si le moral est au plus bas. C’est un moteur pour les autres, pour soi et cela laisse beaucoup d’espoir à chacun.

Le tour de table montre les différentes façons de dire et de vivre la maladie. Le psychologue, au travers de ce qu’il vient d’entendre, fait ressortir une préoccupation, un tourment plus ou moins exprimé par plusieurs. Il amène ainsi, le groupe à travailler autour du fait révélé dans les paroles. Les thèmes varient à chaque rencontre, mais partent toujours des paroles prononcées ce jour là. Ce peut être : Relation avec ses collègues de travail, Relation avec son entourage, Sortir de chez soi, Relation entretenue avec sa maladie, Son vécu à l’école, Faut-il considérer son enfant épileptique comme les autres enfants. Une circulation de la parole s’installe, autour du thème. Sous cette impulsion, chacun intervient, interpelle l’autre, raconte son expérience. Tout tourne autour du vécu de chacun. Sans se rendre compte, le groupe met au défi la personne. La fois suivante, certains reviennent, contents de leurs réussites : « J’ai parlé à mes parents… – J’ai réussi à sortir … – J’ai parlé à la maîtresse de ma fille… ». La répercussion est double. D’une part, un apaisement : la personne exprime et « pose» ses peurs, ses angoisses, ses réussites, sa progression. D’autre part, un enrichissement : elle enrichit les autres par son témoignage et se nourrit de l'expérience des autres. Il se crée une dynamique, un échange, une libération. Il arrive que certaines rencontres soient plus difficiles car de nombreuses souffrances sont exprimées. Cependant, c’est toujours très riche et constructif. Nous tentons de transformer cette souffrance en expression positive. Le groupe est porteur, moteur.

On ne peut communiquer ici, toutes les paroles, mais nous retiendrons quelques grands thèmes qui se dégagent le plus souvent. Certaines personnes viennent déposer leur colère : « Je ne supporte plus que l’on me demande si ça va – Je ne supporte plus les interdits que mes parents m’imposent – Les médecins ne nomment pas, ils ne me disent pas que mon enfant a une épilepsie – Mon médecin m’a dit d’aller voir un psychiatre, mais je ne suis pas folle – Je ne supporte pas que l’on ne trouve pas la cause – Pourquoi je ne suis pas opérable – J’ai des crises, pourtant je prends bien mon traitement – On parle toujours de pleins de maladie, jamais de l’épilepsie ». D’autres expriment leur incompréhension : « Ce n’est pas mon regard sur moi, ni mes crises que je ne comprenais pas, mais le regard que les autres avaient sur moi – J’assume ma maladie, mais pas la défaillance des autres – Moi j’avais des absences, je ne me rendais pas compte, donc je ne comprenais pourquoi mes camarades partaient. Je ne comprenais pas ce qui se passait, ni en moi ni autour de moi – C’est moi qui dois rassurer et soutenir mes proches, alors que c’est moi qui suis malade – Je dois apprendre à gérer la souffrance des autres, leur expliquer en permanence ». C’est aussi l’expression de beaucoup d’angoisses : « A l’annonce de la maladie, j’ai ressenti cela comme un boulet. Je me suis dit pourquoi moi, comment je vais vivre, continuer mon métier – Je ne peux pas dire comment ça se manifeste, et mon enfant est petit, il ne peut pas dire. – A sa 2ème crise mon enfant est allé aux urgences, et le médecin m’a dit ‘’ Avec ce genre de crises, elle risque de mourir ‘’. Depuis je dors avec elle, j’ai peur en permanence – Expliquez moi, que faire de ce diagnostic qui vient de me tomber dessus – J’ai peur d’être responsable de la manifestation de ces crises – Est-ce que mon enfant peut mener une vie normale, j’ai peur». Nous ressentons beaucoup de solitude. Solitude imposée par l’incompréhension sociale, mais aussi par la personne elle-même : « Ne pas rester enfermé avec comme seul compagnon la maladie – Cela fait encore plus mal pour soi de ne pas en parler, mais où en parler ? – Je n’en parle pas, j’ai peur qu’il pense que je suis possédé – Je ne peux le dire, car je ne peux regarder la maladie en face – On m’a enlevé la garde de mes enfants – On m’interdit de porter mon petit fils – Mes parents n’ont jamais dit à la famille que j’étais épileptique. ». Dans le groupe, il y a un vrai partage de regards sur la maladie : « A 17 ans j’ai refusé d’être malade – La maladie est mon moteur de vie – Je ne supporte pas ma maladie, mais elle me rassure, je lutte contre elle – Ma maladie m’a appris à écouter et respecter mon corps – Mon regard sur moi, sur ma maladie, m’est plus facile que le regard des autres – La maladie m’envahit, tout tourne autour de ça – Je souffre plus de ma guérison que de ma maladie – Pas accepter ses limites, mais définir un périmètre – J’étais épileptique, mais je ne me suis jamais senti épileptique. ». Le vécu et les ressentis sont totalement différents, selon que la cause soit connue ou non et que l’épilepsie soit pharmaco résistante ou non. Il semblerait que le diagnostic médical soit plus facile à entendre par la personne que l’accueil du sens qui sera donné à chaque crise par elle mais surtout par son entourage. Très souvent, la personne malade doit lutter contre les tabous et devra rassurer, protéger son entourage et se faire accepter.

Petit à petit, par ce mélange de mots, de ressentis et de vécus, le groupe apporte aide, soutien, et espoir : « Il y a une maladie plus grave que l’épilepsie c’est la « connerie » – Ce n’est pas l’épilepsie qui n’est pas acceptée, c’est toutes différences – En parler à l’entourage, tu anticipes leurs réactions – Comme le médecin n’a pas le temps, j’arrive avec ma fiche d’événements et de questions – Il faut accepter sa maladie, vivre avec ; t’as pas le choix – Si on la présente comme un fardeau, elle sera un fardeau ; de toute façon la maladie est là – Les autres sont ce qu’ils sont, vous n’y pouvez rien. Ne pas tout mélanger, remettre les choses à leur place. – Je cherche ce qui m’apporte du bonheur, sortir de moi – Petit à petit j’ai appris à mettre la maladie à sa place – Il y a 5 ans je n’étais pas opérable, et maintenant je n’ai plus une seule crise ».
La neurologue et le psychologue n’hésitent pas à interpeler : « Il y a ce que le médecin dit, et ce que l’on entend – Ne pas faire de la maladie, une histoire que l’on entretient – Une maladie est en moi, mon travail va être de ne pas être dans la maladie ». Ils pondèrent l’attitude des parents. Souvent ils rassurent, informent, expliquent ce que les personnes n’ont pas compris de leur médecin. La présence d’un neurologue et d’un psychologue est indispensable et complémentaire. Leur collaboration est la représentation de toutes les facettes de cette maladie. Cette collaboration est essentielle car elle permet de prendre en compte la personne dans son intégrité et pas simplement sa maladie. « Le psychologue laisse toujours une interpellation en chacun, qui nous travaille au quotidien et nous fait avancer. ».

Le groupe pallie aux manques réels ou imaginaires, mais ressentis par la personne atteinte d’épilepsie et son entourage. Il y a rarement des lieux pour en parler. Souvent, les informations sont données par le neurologue, mais « Cela va trop vite, c’est nouveau pour moi – On nous donne trop d’informations en peu de temps – Je n’ose pas poser de questions ». La personne ne peut tout assimiler, restant fixée sur les crises et étant très perturbée par sa vie au quotidien. Il faut du temps pour digérer, pour s’adapter à cette nouvelle vie. Le groupe donne ce temps. Chacun à son rythme vient livrer son vécu et accueille les expériences des autres. Quelquefois, les personnes confient des éléments de leurs symptômes pour la première fois. Ces éléments pourraient être utiles pour adapter au mieux le traitement, cependant n’ont pas été mentionnés au neurologue. « Il n’y a pas le temps – Il va m’interdire de conduire – Un rendez vous c’est court pour tout dire ». Le groupe renvoie toujours vers le neurologue. La parole ayant était dite une fois, elle devient plus facile. En parler ici, avec le groupe et en entendre parler, aide à en parler à l’extérieur. Le groupe est à la fois une soupape et un trait d’union.

Malade, guéri, jeune, adulte, ami, professionnel ; Communiquer, accueillir, accompagner ; En souffrance ou plein d’espoir ; A chaque rencontre ou de temps en temps ; Besoin de parler ou de se taire ; Chacun y trouve son compte et en tire un bénéfice. « C’est un autre regard sur le vécu des patients, que je n’entends pas en cabinet – Le regard de l’autre, nous fait avancer dans notre perception de la maladie – On ne se sent plus seul – J’ai vu qu’il y avait pire que moi, ça m’a fait accepter – On s’enrichit des expériences des autres – Sans le groupe je n’aurais pas supporté l’attente avant l’opération – Le groupe m’a appris à oser parler, à sortir de chez moi – Le groupe est une famille, que l’on a plaisir à retrouver ». Nous pouvons témoigner de l’évolution, la transformation de certaines personnes, qui maintenant, osent parler en dehors du groupe, sortent de chez elles, ont une vie sociale, un travail et viennent témoigner de leur changement, soutenir les membres du groupe. Leur épanouissement réjouit tout le monde et donne beaucoup d’espoir.

Partage, écoute, silences, paroles, c’est un espace privilégié, nécessaire et enrichissant pour tous, patient, entourage et professionnel. Les professionnels concernés par l’épilepsie peuvent y trouver, sans nul doute, un échange différent, un regard tout autre que celui pratiqué dans un cabinet médical. Petit à petit, une compréhension mutuelle patient / professionnel s’installe.
Avec peu de moyens financiers, simplement des moyens humains et surtout l’aide des professionnels, il serait bénéfique, pour tous, de développer la mise en place de groupe de paroles.

http://www.editions-harmattan.fr/minisites/index.asp?no=28&rubId=553


dimanche 3 avril 2011

Thérapie : groupes de parole de femmes

Hier battantes, elles s’avouent aujourd’hui abattues, coupées de leurs émotions et de leur corps. Elles ont besoin de renouer avec leur féminité. D’où ces groupes de parole, interdits aux hommes.
Entre femmes Toutes mes histoires d’amour prennent l’eau », « J’en ai assez de rouler des mécaniques », « Je me sens inhibée, impuissante. » Muriel est attachée de presse, Eve, chanteuse, et Sophie est femme au foyer, maman de jumelles. Comme elles, de nombreuses femmes témoignent de leur sensation d’être coupées, séparées de l’essentiel. A l’aube du troisième millénaire, elles ne veulent plus être des hommes comme les autres. Leur percée dans des domaines il y a peu exclusivement masculins semble les laisser, malgré les trophées chèrement gagnés (réussite socioprofessionnelle, autonomie financière), insatisfaites.

D’où la demande, puis l’offre de groupes de parole réservés aux femmes et interdits aux hommes, ce qui, d’emblée, exclut tout rapport de séduction. Plus légers qu’une psychothérapie de groupe, ils invitent les femmes à oublier leur rivalité pour se laisser aller à l’authenticité. Psychologies en a choisi trois, représentatifs de ce courant de développement personnel récent. Le premier traite des dépendances affectives, le deuxième propose de rééquilibrer ses valeurs masculine et féminine, le troisième de se laisser enseigner à nouveau par son corps. Mais qu’on ne s’y trompe pas. Il ne s’agit pas là de féminisme, mais de se réconcilier avec la féminité qui est en nous. En finir avec les dépendances affectives Après avoir préfacé le livre de Robin Norwood Ces femmes qui aiment trop (Ed. de l’Homme, 1992), Josette Stanké, psychothérapeute, n’a cessé d’être sollicitée par des femmes dont la vie affective était un désastre. Ses groupes de soutien sont nés de cette demande et ont pour but d’apprendre à se libérer de ces liens que nous tissons pour garder l’autre à tout prix. Le dépendant affectif a davantage besoin d’être aimé que d’aimer, et va donc rechercher chez l’autre, de manière compulsive, fébrile et répétitive, les signes de reconnaissance qui vont le sécuriser. Mais sans jamais en retirer un bénéfice positif, car il ne leur accorde aucun crédit. Ici, il est interdit de parler sur l’homme : il ne s’agit pas de vider son sac mais de privilégier son vécu. Les thèmes abordés ? Les schémas répétitifs, la violence, la jalousie, le perfectionnisme et, évidemment, le besoin de contrôle sur l’autre. « Du simple fait d’énoncer ce que je vivais, ma vie cessait de tourner autour de lui, raconte Hélène. Tout d’un coup, je devenais le personnage central. » L’animatrice agit tel un guide qui permet de trouver les repères essentiels : « Pouvoir parler en son nom, prendre son espace, faire fructifier son territoire, c’est ce qui protège la femme de la tendance à dépendre de l’autre », précise Hélène. Au cours d’un cycle de 10 séances, à raison d’une par semaine, les femmes « osent » vivre seules en « s’offrant un temps de sobriété », comme elles disent. Pour prendre à nouveau le risque de goûter au bonheur que l’amour porte en lui, mais sur de nouvelles bases. S’ouvrir à la femme solaire Pour la plupart, elles assurent. Elles vivent seules, ont d’importantes responsabilités professionnelles et, souvent, un ou plusieurs enfants à charge. Mais voilà, elles en ont marre d’afficher le sourire du succès, de jouer les « wonder women ». « Nos contemporaines sont devenues masculines, performantes, guerrières. Maintenant, elles doivent découvrir une autre dimension de leur féminité. Pas seulement celle qui cuit des confitures, mais celle qui mènera correctement les affaires du couple et de la cité », déclare Paule Salomon, thérapeute et philosophe. Il s’agit de se réconcilier avec une certaine vulnérabilité, une certaine fragilité. Le travail porte sur l’exploration des différentes représentations de la femme. « De la déesse Mère à la femme battante, en passant par la femme soumise, la femme fatale et la garçonne, nous sommes amenées à comprendre comment les rapports de domination compromettent la relation de l’homme et de la femme », explique Paule. Exercices psychocorporels, psychodrames, échanges verbaux à deux… Jacqueline se rend à l’évidence : « Je ne supporte pas d’être commandée. A la maison, c’est moi qui organise tout : les vacances, le budget, les soirées… » En provoquant des déclics, ce stage devrait lui permettre d’accepter plus facilement de cesser de contrôler toutes les situations. Certains exercices ne manquent pas de faire grincer des dents. « Quels sont les modèles masculins qui ont marqué votre vie amoureuse ? » Les armures tombent et les souvenirs remontent… Inconsciemment, Jacqueline s’arrange toujours pour tomber amoureuse d’hommes indélicats, infidèles, et Chantal ne rencontre que des partenaires décevants. Sorte de sas thérapeutique, le séminaire, d’une durée de 5 jours, permet de ne pas répéter les modèles du passé et de découvrir qu’être femme et sensible, affirmée et douce n’est plus contradictoire. De cette alliance des valeurs masculines et féminines émerge la femme solaire, en paix avec son couple intérieur. Une étape essentielle pour améliorer sa relation aux hommes.
Laisser parler son corps Toujours au bord des larmes, Marie se sent « muselée » ; Jeanne a l’impression « d’avoir une carapace, un corps qui lui pèse ». Une quinzaine de femmes sont assises en tailleur. Toutes témoignent d’un malaise général. Dans le respect de la tradition chamanique amérindienne, l’atelier animé par Catherine Mouton Kellener, biosynergiste et diplômée de l’Institut des sciences traditionnelles orientales, s’articule autour du cercle et de sa dimension originelle. « Le cercle inclut, il n’exclut pas » : en fait, il joue le rôle d’utérus et aide les femmes à réparer en toute sécurité leurs blessures intérieures, « consécutives, d’après la thérapeute, à la loi patriarcale qui nous incitait à nous couper de nos émotions et de nos sentiments, seule façon de survivre dans un monde de lutte ». Outre la danse primitive, la thérapeute utilise la relaxation créative, la méditation et, avant tout, l’écoute. Explications : « Je me sers du mouvement pour redynamiser la capacité qu’a tout organisme vivant à s’autoréguler et s’autoguérir. » Tour à tour, chacune interprète un chagrin, un deuil ou une joie… Marie n’avait pas pleuré la mort de sa mère, Jeanne va célébrer sans tabou ses premières règles… La danse primitive permet d’avoir accès à des ressources qui dépassent nos réflexes conditionnés. Et de restaurer sa vitalité. Témoignage Agnès, 36 ans, libraire : “J’ai enfin pu dire ma peur de l’abandon” « J’étais une boulimique de l’amour, une femme qui aime trop. “Est-ce que tu m’aimes ?” “Oui je t’aime.” “Est-ce que tu m’aimes vraiment ?”… Au début, c’est amusant, puis… ça finit par être dissuasif. Je sentais que mon compagnon m’échappait et j’étais prête à tout pour le garder : larguer mes amis, changer mes habitudes… Participer à un groupe sur la dépendance affective a accéléré ma prise de conscience du caractère caduc de notre relation. D’abord, j’ai pu identifier ma maladie… et découvrir que je n’étais pas la seule. Avec ces femmes, nous avons partagé le manque insupportable de l’autre, cette peur de l’abandon. Et au fil des séances, j’ai conquis mon autonomie. Du coup, pour mieux nous aimer, mon homme et moi avons provisoirement choisi de vivre séparés. Je découvre la solitude, le plaisir de lire, d’aller au cinéma avec des copines. Je ne m’ennuie pas. Le plus délicieux ? Déambuler pieds nus dans l’appartement, un masque à l’argile sur le visage. Ma plus grande victoire ? Je ne passe plus la journée scotchée au téléphone en attendant son coup de fil. Ces notions de territoire, c’est capital. »
http://www.psychologies.com/Therapies/Toutes-les-therapies/Psychotherapies/Articles-et-Dossiers/Therapie-groupes-de-parole-de-femmes/4Laisser-parler-son-corps

samedi 1 janvier 2011

Groupes de Parole 2011

Le Centre Repères est un centre spécialisé dans le travail de groupe.

En effet, partout dans le monde, des groupes de parole, de soutien ou de thérapie sont proposés aux personnes traversant des difficultés ponctuelles, des moments de vie particuliers, ou des pathologies spécifiques.
On en trouve entre autres dans les services de maternité, de cancérologie, les maisons d'adolescents etc. Les groupes peuvent également faire partie des prises en charge des problématiques d'addiction, de deuil, d'adoption, divorce etc.

Le groupe permet de briser l'isolement souvent lié à ces situations et apporte le soutien nécessaire dans des moments où il est particulièrement important de pouvoir mobiliser toutes ses ressources. Le partage avec des personnes confrontées au mêmes situations permet de renforcer les capacités de chacun.

Nos groupes sont encadrés par des professionnels formés à l'écoute et compétents en animation de groupe, et fonctionnent selon selon des règles strictes de confidentialité et d'absence de jugement.


Les groupes sont montés en fonction de la demande des participants.
Actuellement, les groupes ouverts aux inscriptions sont:

GROUPES DE SOUTIEN

Fertilité Groupe destiné aux parents qui sont dans un processus de PMA (procréation médicalement assistée).

Deuil Périnatal
Groupe de soutien pour les femmes ayant vécu une IVG ou un autre type de deuil périnatal: in utero ou dans les mois suivant accouchement.

Maternité Groupe de soutien pour les femmes récemment accouchées et qui souhaitent partager sur leurs questionnements, difficultés ou mal être.


Famille Différente : adoption, divorce, familles recomposées Deux groupes sont proposés dans cette thématique. L'un est destiné aux parent divorcés ou séparés, l'autre aux parents adoptifs.


GROUPES THÉRAPEUTIQUES
Groupe adultes. Groupe sans thématique déterminée pour les personnes qui souhaitent entreprendre un travail thérapeutique groupal.

Groupe adolescents
Groupe destiné aux adolescents de 11-15 ans pour lesquels une démarche thérapeutique en groupe est indiquée ou en complément d'une démarche individuelle en cours (sur avis du thérapeute en charge).




Les groupes thérapeutiques sont accessibles après entretien préalable.