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mardi 29 avril 2008

Sécurité de l'enfant. INPES

Brochure. Avec l’enfant Vivons la Sécurité
Si certains petits accidents font partie de la vie de l’enfant et de son apprentissage du risque, d’autres, plus graves, peuvent et doivent absolument être évités.

Brochure. Protégez votre enfant des accidents domestiques. Enfants 0-6ans
Apprenons à éviter les accidents domestiques de l’enfant. Un accident peut
rapidement arriver. Alors, pour éviter les petits et gros bobos tout en laissant
l’enfant s’épanouir, il existe des solutions...


Produits ménagers : précautions d’emploi
Les produits ménagers contiennent des substances chimiques qui peuvent présenter des risques :
• Pour la santé : intoxication, allergies, brûlures, gêne respiratoire, etc.
• Pour l’environnement : pollution.
Le respect des précautions d’emploi évite ces dangers.

Sports de Loisirs
Brochure Rollers.
Brochure Skate
Brochure VTT


L’idée est de s’éclater sans s’exploser, en suivant un code de sécurité adapté ! Il faut quand même savoir que 850 000 jeunes, chaque année, ont des accidents de sport et de loisirs. D’où la naissance d’une attitude “Protection rapprochée“, soutenue par des pros qui défendent cette discipline. Le mot d’ordre est : “Pas d’entorse à l’éclate“…


Ris
que Monoxyde de Carbone







Risques Incendie

Prévention des accidents de la vie courante

Le portail de la prévention des accidents de la vie courante.

A l’occasion de la présentation officielle du Livre blanc Prévenir les accidents de la vie courante le 9 octobre 2008, lors de l’ouverture de la Conférence européenne sur la prévention des blessures et la promotion de la sécurité, le Ministre chargé de l’Industrie et de la Consommation a annoncé la création d’un portail de la prévention des accidents de la vie courante. Il s’agit de l’une des nombreuses recommandations formulées dans cette publication, issue des travaux de quelque 140 experts. Premier pas vers une politique volontariste de prévention des risques, le portail permet de fédérer les énergies et les compétences de tous les partenaires, publics et privés, de prévention des accidents de la vie courante, qu’elles émanent des ministères, des établissements publics ou privés, des fédérations professionnelles et sportives, des associations ou des organismes européens.

I. VOCATION DU PORTAIL ET PUBLIC VISE

www.stopauxaccidentsquotidiens.fr a pour vocation de fédérer l’ensemble des informations et initiatives émanant des acteurs de la prévention des accidents de la vie courante et de les mettre facilement à la disposition du grand public et des autres acteurs concernés, parmi lesquels figurent les organisations de consommateurs, les fédérations professionnelles, les collectivités territoriales et les médias.
Cette initiative rassemble, dans un premier temps, six partenaires fondateurs : la Commission de la sécurité des consommateurs (CSC), la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF), la Direction générale de la santé (DGS), l’Institut de veille sanitaire (InVS), l’Institut national de la consommation (INC) et l’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé (Inpes).
Ce portail est un des principaux outils fédérateurs des partenaires d’une véritable politique de lutte contre les accidents de la vie courante.

II. OBJECTIFS

www.stopauxaccidentsquotidiens.fr poursuit un quadruple objectif :
• fournir au grand public de l’information destinée à prévenir les accidents de la vie courante ;
• constituer LA plate-forme de référence sur la prévention des accidents de la vie courante, en fédérant les sites des partenaires publics et privés impliqués ;
• mettre à disposition des organisations de consommateurs, associations familiales, associations de jeunesse et d’éducation populaire, collectivités territoriales et des fédérations sportives des conseils de prévention et des outils pédagogiques permettant de concevoir et de lancer des actions de prévention sur des territoires ou envers des populations bien identifiées ;
• relayer les campagnes d’information réalisées par les partenaires du portail. L’objectif du portail n’est pas d’héberger des contenus propres. Il oriente l’internaute vers les contenus des sites partenaires.
Le portail délivre une information permettant :
• de mettre en avant l’actualité des actions de prévention des accidents de la vie courante engagées par les acteurs publics ou privés partenaires adhérents ;
• d’orienter le grand public vers les sites référents ; à cette fin, deux modes de recherche sont privilégiés : recherche libre et recherche accompagnée (par population spécifique / risque / produit-activité) Chaque recherche initiée par l’internaute se traduira par l’émission d’une page de résultats, proposant une liste de liens directs vers les contenus hébergés sur les sites partenaires.

Pour en savoir plus...

Sécurité Domestique en images

» 15,4% dans la cuisine : intoxications au monoxyde de carbone, intoxications par produits ménagers, chutes des chaises hautes, brûlures, coupures sont les risques les plus fréquents.

» 14% dans le salon : feu causé par des bougies, par des halogènes, des cheminées, et suffocations sont les principaux risques.

» 10,9% dans les chambres : chutes de lits superposés, étouffements, suffocations, défenestrations sont des risques courants.

» 8,7% dans les escaliers : le principal risque c'est la chute.

» 4,8% dans la salle de bain : intoxications médicamenteuses, noyades, chutes.


Suite du dossier




mardi 4 mars 2008

En finir avec la couche culotte.doc


En
finir avec la couche culotte






Votre
enfant a grandi et vous souhaiteriez qu’il devienne propre.
Voici tous nos conseils pour vous accompagner dans cette nouvelle
étape du développement de l'enfant. Parcourez notre
dossier spécial propreté.



De
la couche au pot, un passage important pour l’enfant, une
expérience d’angoisse pour les parents.


Comment
gérer cette phase du développement de l’enfant ?



Chaque
enfant a son propre rythme d’apprentissage de la propreté
et pour atteindre un certain niveau de développement de ses
sens. Ces résultats sont liés à la maturation du
système nerveux, dont le fonctionnement s’affine avec le
temps et selon un rythme différent d’une personne à
l’autre.



Ainsi
concernant l’usage du pot, il n’existe pas d’âge
précis : l’abandon de la couche dépend à
la fois de la capacité de percevoir les stimuli et de
contrôler les sphincters (muscles de l’anus et de la
vessie), mais aussi de la maturité psychologique qui permet à
l’enfant de faire face à cette nouveauté.


Les
spécialistes invitent les parents à proposer le pot à
l’enfant dès l’âge de deux ans. Le petit
commence ainsi à se familiariser avec le geste. Certains
enfants iront spontanément sur le pot pour y faire leurs
besoins alors que d’autres refuseront catégoriquement de
s’y asseoir.



Ainsi,
chère maman, ne vous laissez pas déstabiliser si
l’enfant de votre amie ou voisine ne porte plus de couches
depuis longtemps alors qu’il est plus jeune que le votre...



Si
vous avez l’intention de faire franchir le pas à votre
enfant, ou si pour des raisons de scolarisation, vous allez y être
obligée, profitez dans la mesure du possible de la belle
saison pour ôter les couches à l’enfant.


Les
probables et souvent nombreux pipis dans la culotte seront ainsi plus
faciles à gérer pour vous mais aussi pour l’enfant
qui n’aura pas à changer une tenue d’hiver, les
chaussettes...




Comment
savoir si l’enfant est prêt ?


En
tout premier lieu, avant de proposer le pot à l’enfant,
vérifiez s’il parvient à effectuer certaines
choses simples, comme s’asseoir et se lever facilement du pot,
s’il reste sans se mouiller pendant au moins deux heures
d’affilé ou si la couche reste sèche pendant la
sieste.


Il
est par ailleurs important de savoir si l’enfant ressent le
besoin de changer sa couche mouillée.


Autre
notion : votre enfant parvient-il à monter et descendre
des escaliers sans se tenir ?


Ces
notions indiquent la maturité dans la coordination
neuro-musculaire de l’enfant et un développement adapté
pour l’abandon de la couche.


Le
contrôle de la vessie dépend en effet de la maturation
tant physique qu’émotive de l’enfant.




Ne
pas créer de conflit autour du pot


Si
votre enfant refuse le pot, c’est tout simplement qu’il
n’est pas prêt. Proposez-lui d’aller sur les
toilettes comme les grands.


S’il
refuse, n’insistez pas. Vous lui ferez à nouveau la
proposition du pot dans quelques semaines ou mois.


Il
est important de ne pas brusquer l’enfant.


Il
faut savoir que l’usage du pot ne représente pas un
besoin pour l’enfant ; il s’agit d’une
adaptation de sa part aux conventions de notre civilisation. Il ne
s’agit donc pas d’un désir de l’enfant mais
d’une règle culturelle qu’il ne comprend pas
forcément et qui n’a pas de raison d’exister pour
lui.


De
plus, il y a une grande différence entre ce que pense l’enfant
et ce que vivent les parents sur le sujet "pot".


Le
petit le perçoit en effet comme le seul « cadeau »
qu’il peut créer lui-même, tout seul. Quelque
chose qu’il ne faut donc pas dénigrer….


Alors
que du côté des parents, le pipi et caca sont investis
d’une série de significatifs négatifs (ça
sent mauvais, c’est sale...).


Raison
pour laquelle parents et enfant ne se comprennent pas toujours !



Il
faut alors trouver un terrain d’entente ; à savoir
montrer à l’enfant combien vous êtes fiers et
contents lorsque le caca ou pipi finit dans le pot, et le féliciter
pour cela.


L’enfant
percevant alors votre satisfaction souhaitera vous faire plaisir.




Respecter
le rythme de l’enfant


Les
échecs seront sans aucun doute nombreux avant de parvenir à
la propreté de l’enfant.


Soyez
patient et laissez le temps à l’enfant d’acquérir
ce mécanisme.


Ne
proposez pas le pot à l’enfant toutes les 10 minutes et
ne le laissez pas sur le pot trop longtemps.



En
cas d’accident dans la culotte, ne disputez pas l’enfant.
Laissez-le quelques petits instants afin qu’il prenne
conscience de l’inconfort de la situation. Faites lui
comprendre qu’il serait bien qu’il aille sur le pot pour
ne pas être mouillé.


Si
vous voyez que l’enfant ne parvient pas à faire sur le
pot, reportez à plus tard l’apprentissage de la propreté
notamment si le fait de se faire dessus perturbe l’enfant, s’il
pleure...



Vous
pouvez par ailleurs tenter d’utiliser un réducteur
spécialement adapté pour les cuvettes des wc.


Le
fait d’associer le pot ou le wc à un jeu peut aussi
encourager l’enfant et le stimuler à aller faire ses
besoins au pot.



Enfin,
pour tous les déplacements en voiture, chez des amis…
évitez de remettre une couche à l’enfant qui a
déjà une bonne acquisition de la propreté afin
de ne pas perturber son rythme d’apprentissage.



Pensez
à faire suivre des vêtements de rechange, proposez à
l’enfant d’aller visiter les toilettes du lieu où
vous vous rendez (généralement les petits sont
curieux !).



Pour
les trajets en voiture, procurez-vous des langes carrés (au
rayon des couches) que vous pourrez poser sous l’enfant dans le
siège auto afin d’éviter toute inondation en cas
d’incident.





www.enfants-ados.com/l-apprentissage-du-pot.html

Mon enfant ne veut plus faire la sieste

Faire la sieste est indispensable pour les enfants, c’est un moment de calme et de repos qui leur permet de se ressourcer, de récupérer. Faisons le point sur l'importance de la sieste, sur les rythmes de sommeil de l'enfant. C’est généralement jusqu’à l’âge de 3 ans que l’enfant a besoin de se reposer régulièrement après le repas de midi : c’est le moment sacré de la sieste. Fatigue et somnolence arrivent en effet souvent après la prise du repas, le besoin de récupération est là. La sieste de l’après-midi est ainsi indispensable pour l’équilibre de l’enfant en bas âge, il lui permet de régénérer son énergie, de se ressourcer pour mieux appréhender le reste de la journée jusqu’à l’heure du coucher. Le sommeil a par ailleurs une fonction dans l’apprentissage de l’enfant, il sert à réélaborer les informations enregistrées pendant la première partie de la journée.

La sieste, jusqu’à quel âge et pendant combien de temps ?
C’est en général jusqu’à l’âge de 3 ans que l’enfant ressentira le besoin de faire une sieste mais on ne peut pas dire qu’il y ait véritablement de règles : certains enfants ont besoin de plus d’heures de sommeil que d’autres. Cela dépend également de l’activité de la journée : un enfant scolarisé fera volontiers une sieste, même d’une heure seulement, à l’école parce qu’il se sera dépensé, aura jouer pendant la récréation, il aura été attentif pendant la classe... alors que l’enfant qui reste chez lui, plus au calme aura probablement moins besoin de la sieste. C’est ainsi que certains enfants ne font plus de siestes régulières dès 3 ans alors que d’autres vont volontiers dans leur lit jusqu’à 5 ou 6 ans.

La durée de la sieste est elle aussi très variable d’un enfant à un autre. Certains se contenteront d’une petite heure, d’autres dormiront profondément pendant 3 heures... Généralement, les enfants s’autorégulent d’eux même et si l’enfant continue à dormir c’est qu’il a besoin de récupérer son énergie. Le seul impératif, quel que soit la durée de la sieste, se situe au niveau du début d’endormissement. Ainsi la sieste doit impérativement se faire en tout début d’après-midi et non pas à 17h00 sous peine d’empiéter sur le sommeil nocturne et de perturber le rythme de l’enfant. Il convient ainsi de profiter de l’état de fatigue de l’enfant qui suit généralement le repas pour le mettre dans son lit. L’idéal pour tous les enfants serait de pouvoir se réveiller spontanément d’une sieste mais si le repos de l’après-midi est prolongé à l’excès, on peut se trouver dans la problématique d’une insomnie nocturne...

La sieste doit par ailleurs avoir lieu dans le lit de l’enfant et non pas sur le canapé ou dans la chaise haute, ou dans le parc pour les plus petits. L’enfant doit être au calme et confortablement allongé sur son lit, dans sa chambre avec si possible un peu de clarté pour lui permettre de faire la différence avec la nuit : laissez les volets entrebâillés.
Si votre enfant refuse de faire la sieste alors qu’il en a encore physiquement besoin, s’il s’endort en fin d’après-midi, vous pouvez lui proposer de lui lire une histoire, confortablement installé dans son lit afin de le calmer.
Pour permettre à un enfant de 3 ou 4 ans de se reposer, vous pouvez aussi lui proposer de prendre quelques livres dans son lit, de les "lire" seul... ou encore d’écouter un peu de musique (des berceuses !) ; il est alors probable qu’il s’endormira rapidement. Le cas échéant, il se sera tout de même reposer au calme

pendant une petite heure...

http://www.enfants-ados.com/la-sieste.html

Les premiers amis.doc

Les
premiers amis



Les parents, les frères,
les sœurs, et la famille au sens large forment la structure
fondamentale sur laquelle la personnalité de l'enfant peut se
développer. Avec ses amis, l'enfant explore les différentes
facettes de sa personnalité. Il peut utiliser ces amitiés
comme refuge pour expérimenter en toute sécurité
ces facettes de lui-même, mais aussi comme miroir…



Il peut essayer des manières
d'être variées, des aventures nouvelles, sous le regard
encourageant d'un ami. Ce faisant, il apprend à se connaître
lui-même. Il apprend également comment attirer et garder
un ami. La nécessité de donner et de recevoir, en
amitié, procure à l'enfant des occasions de vivre une
relation d'égalité que ni les parents, ni les frères
et sœurs ne peuvent lui offrir. Un enfant sans ami est bien à
plaindre.



Quand les parents doivent-ils
commencer à présenter leur enfant à d'autres
enfants en dehors de la famille ? Au cours de la deuxième
année, il est important d'apprendre à s'entendre avec
d'autres. Dans une famille nombreuse, ou dans un quartier animé,
l'enfant peut avoir déjà appris beaucoup de choses avec
d'autres, ou avec un nouveau-né, à propos du partage,
de la rivalité, des provocations et des indispensables
concessions. Mais les relations qu'il peut établir avec des
enfants qui ne sont pas de son âge sont différentes :
les plus âgés ont tendance à protéger, à
taquiner ou à dominer les plus jeunes.



Dans une relation saine entre
jeunes enfants, ils commencent par apprendre à donner et à
recevoir sur un pied d'égalité. Ils découvrent
les rythmes de la réciprocité, quand dominer et quand
se soumettre. Ceci est fondamental pour les relations importantes de
leur avenir. Un enfant apprend quel signal signifie qu'il doit céder,
et lequel montre qu'il peut prendre le commandement. En apprenant à
comprendre ces signaux importants, il saisit aussi quelle est la
manière de se comporter avec les autres. S'il n'y parvient
pas, il se sent isolé. A cet âge, les enfants sont à
la fois exigeants pour les autres et sensibles à leurs
besoins. Il est merveilleux d'observer deux enfants de deux ans jouer
ensemble.



Si les parents organisent des
groupes de jeux réguliers de deux ou trois jeunes enfants,
ceux-ci se découvriront en toute sécurité. A cet
âge, apprendre se fait par imitation. Dans le « jeu
parallèle », deux enfants s'affairent l'un à
côté de l'autre sans jamais paraître se regarder.
Et pourtant, chaque enfant imite des séquences entières
de comportement de l'autre. Cette capacité à observer
et à imiter ces comportements est caractéristiques de
cet âge.



Lorsqu'un tout jeune enfant
empile une rangée de cubes pour faire un pont, l'autre va
empiler le même nombre de cubes avec le même objectif, en
se servant des mêmes gestes. Il arrive que certains enfants de
deux ans assimilent, par l'intermédiaire d'autres enfants du
même âge, des comportements complètement nouveaux,
et accomplissent des tâches qui leur étaient jusqu'alors
inconnues.


http://blog.gardes-enfants.com




Difficultés à aller à la selle chez les enfants

Difficultés à aller à la selle chez les enfants

La constipation touche bon nombre d'enfants quel que soit leur âge. Parcourez notre article pour en savoir plus sur les gestes, les solutions adaptées aux enfants.


Les enfants aussi souffrent de constipation et tout comme pour les adultes les règles d’or sont les mêmes : alimentation équilibrée et activité physique.

La constipation est la condition pathologique dans laquelle l’évacuation des selles est difficile ou incomplète et, en termes de fréquence, a lieu à des intervalles supérieurs à 2 jours. 95% des enfants de tout âge vont à la selle au moins une fois tous les 2 jours. Exception faite pour le nourrisson ou bébé nourrit au lait maternel qui peut avoir des fréquences de selles très variables : une à chaque tétée ou une tous les 3 jours...

Les causes de la constipation

Deux diagnostics sont possibles : soit une constipation chronique fonctionnelle (95% des cas), soit une constipation organique (5% des cas).

Dans la première hypothèse, l’anomalie consiste en une perte de sensibilité de l’ampoule rectale et du colon qui se détendent sans envoyer les signaux activateurs du réflexe d’évacuation.

Dans le second cas, des anomalies anatomiques de l’anus, des anomalies neuromusculaires intestinales, des maladies du système nerveux et/ou musculaire ou des effets collatéraux de médicaments en sont la cause.

Le diagnostic de la constipation

La constipation organique, la plus rare, est aussi un état plus sérieux qui nécessitera un diagnostic approfondi et un traitement en conséquence avec, selon les cas, une intervention chirurgicale réparatrice ou autre.

Les malformations entraînant des troubles intestinaux sont le plus souvent décelées dès la naissance avec une évacuation tardive voire inexistante du méconium (premières selles), l’enfant sera alors suivi en conséquence.

La constipation chronique quant à elle apparaît généralement au cours de la deuxième année de vie. Lorsqu’un enfant ne va pas à la selle pendant plusieurs jours de suite, il convient de consulter son médecin traitant.

Les soins contre la constipation chronique

Le traitement de la constipation diffère selon l’âge de l’enfant.

Chez l’enfant allaité au biberon

Considérant les cas les plus fréquemment rencontrés, il est possible que l’enfant nourrit au lait ait des difficultés à éliminer pour des raisons d’intolérance au lait (auquel cas, il convient sur conseil de votre pédiatre de changer de lait), en raison dune immaturité de la fonction rectum anale, ou encore en raison d’une intolérance aux protéines du lait de vache.

Dans la plupart des cas, il peut être judicieux d’exclure de l’alimentation du tout petit les protéines de lait de vache pendant une semaine.

Dans tous les cas de constipation du jeune enfant de moins de deux ans, et qui plus est du nourrisson, une consultation de votre pédiatre s’impose lequel saura établir un diagnostic et vous prescrire les mesures nécessaires.

La constipation chez l’enfant à partir de deux ans

La constipation est fréquente à l’âge de deux ou trois ans car l’enfant est alors dans une phase de développement critique, d’apprentissage de la propreté dans laquelle les enfants refusent souvent d’aller à la selle et de manger des fibres.

Le fait d’éprouver de la douleur au moment de déféquer crée un cercle vicieux de rétention chronique : l’enfant ne voulant pas avoir mal, se retient et augmente ainsi son degré de constipation. Il convient alors d’être attentif à l’alimentation de l’enfant et de voir une éventuelle corrélation entre constipation et changement d’alimentation (entrée à l’école, crèche, nounou...).

En cas de tendance à la constipation de l’enfant, il est important de surveiller le nombre de selles de l’enfant sur la semaine ainsi que leur consistance ou encore la présence de traces de sang dans les selles.

En cas d’encombrement massif des intestins de l’enfant, le médecin prescrira un traitement qui aidera l’enfant à éliminer en rendant les selles plus molles. Un régime alimentaire devra être suivi si l’enfant a une forte tendance à la constipation. Ainsi sont à bannir le chocolat, les sucreries, graisses animales... et devront être introduits un maximum d’aliments riches en fibres (légumes, fruits...).

Pour rééduquer un jeune enfant, il convient de l’inviter à aller quotidiennement et à des heures fixes aux toilettes (de préférence après le repas) pour lui permettre d’acquérir le réflexe de la défécation.

Les séances sur le pot ou le wc ne doivent pas être trop longues afin de ne pas constituer un blocage chez l’enfant. Veillez à ce que l’enfant soit confortablement assis (sur un pot ou la cuvette des wc avec un siège réducteur), les pieds bien appuyés, les jambes écartés et les genoux plus hauts que le niveau périnéal. La lecture de livres, un jouet… peut aider les plus petits à patienter. Des massages délicats du bas ventre peuvent aider l’enfant à se détendre.

Lorsque l’enfant parvient à déféquer, n’oubliez pas de le féliciter.

L’enfant de moins de trois ans se mure parfois dans une attitude de refus du pot derrière lequel peut se cacher une immaturité du mécanisme de défécation, à savoir une contraction paradoxale du canal anal au lieu d’une relaxation.

L’approche doit alors être principalement comportementale ; de fortes doses de laxatifs pouvant même s’avérer inutiles dans ces cas là.

La consultation du pédiatre ou médecin permettra de résoudre le problème. L’activité physique et une hydratation correcte de l’enfant peuvent également aider le transit intestinal.

Une rentrée scolaire, un stress, la séparation des parents ou un évènement dans la vie de l’enfant peut aussi être la cause d’une constipation.



http://www.enfants-ados.com/la-constipation.html

Le Doudou.doc


Le
Doudou : Objet Transitionnel








Ce matin,
Guillaume, 15 mois, arrive à la crèche pour la première
fois. Sa maman, un peu anxieuse à l'idée de laisser son
fils, le serre dans ses bras un peu plus fort qu'à
l'accoutumée. Guillaume est pour sa part absorbé par ce
qui se passe autour de lui : de nombreux enfants qui pleurent, des
parents inquiets et des puéricultrices qui essaient de
rassurer tout ce beau monde comme elles peuvent. "Avez-vous
pensé à lui laisser sa peluche ou son jouet fétiche
?"



Cette phrase
s'adresse à la maman de Guillaume. Comme tout le personnel,
Maria, l'auxiliaire de puériculture a été formée
pour accueillir les enfants... et les parents ! En demandant cela,
elle permet à la mère d'adoucir le sentiment de
culpabilité qui assaille toutes les mamans en cet instant
délicat où l'on doit se résoudre à
"abandonner" son enfant entre les mains d'une autre
personne, même si elle est la meilleure des professionnelles !
Mais cette démarche permettra avant tout à l'enfant de
mieux supporter la séparation : en l'absence de la mère,
le fameux "doudou" va lui garantir une certaine continuité
psychique à travers la douceur et la chaleur que lui procure
cet objet fortement investi de la présence de la mère.
C'est ce que les professionnels appellent un "objet
transitionnel".



Donald
W. Winnicott

(1896-1971) occupe une place importante dans l'histoire de la
psychanalyse contemporaine. Ce pédiatre de formation donna
très tôt une orientation psychologique aux consultations
qu'il donnait au Paddington Hospital de Londres : durant quarante
ans, il ne cessera d'observer les enfants, ce qui l'amènera
très vite à élaborer une théorie qui
remet en cause certaines pratiques analytiques de l'époque et
à arriver aux conclusions suivantes :



- Il faut s'attacher
aux faits : selon lui, le danger de la théorie, c'est de figer
le sujet à l'intérieur d'un cadre de référence
trop exiguë. Vouloir faire coïncider à tout prix la
pratique avec la théorie risque de mener à une
interprétation qui passe à côté de
l'essentiel : les faits observés tels qu'ils sont. Winnicott
se méfie de ces psychanalystes qui se perdent dans un discours
déconnecté de toute réalité clinique :
selon lui, la sensibilité doit constituer l'outil principal de
tout thérapeute parce qu'elle seule permet de rendre compte
des faits les plus subtils.



- Le jeu constitue
un moyen simple d'entrer en communication avec l'enfant : s'inspirant
des idées de
Mélanie
Klein

(autre psychanalyste célèbre), Winnicott développe
l'idée centrale de son œuvre autour du jeu qu'il
considère comme l'outil thérapeutique privilégié
permettant d'établir une complicité entre l'enfant et
le médecin. Selon lui, le travail en psychothérapie
doit permettre d'amener le patient (enfant mais aussi adulte) d'un
état où il n'est pas ou peu capable de jouer à
un état où il sera capable de le faire. Le squiggle
(sorte de gribouillis qui consiste à laisser aller son crayon
courir sur une feuille de papier) constituera l'une de ses techniques
favorites. Il est à noter que ce jeu est un jeu sans règles
qui permet à chacun de se laisser aller : c'est précisément
cette absence de règles qui permet le surgissement de
l'imprévu, et plus particulièrement l'évolution
du jeu vers un détail significatif qui va permettre
d'atteindre la zone de conflit du sujet. Pour un enfant plus petit,
Winnicott a recours à un autre type de "jeu". Il
utilise une spatule (un abaisse-langue métallique) qu'il place
à portée de l'enfant sur la table de consultation.
Cette spatule bien en évidence suscite généralement
une séquence comportementale type chez l'enfant entre 5 et 13
mois : découverte visuelle de l'objet, moment d'hésitation
avant de l'attraper, puis passage à l'acte avec modifications
posturales et métaboliques associées, et enfin, ébauche
de jeu lorsque l'enfant fait volontairement tomber la spatule afin
qu'on lui ramasse. Toute "déviation" dans le
déroulement de cette séquence fournit, selon Winnicott,
des indices significatifs sur les éventuelles perturbations de
l'enfant.



-Le couple
mère-enfant constitue la structure primaire fondamentale :
selon Winnicott, c'est la structure individu-environnement qui va
permettre au psychisme de se construire. Dans le cas du nourrisson,
c'est la relation avec la mère qui constitue cet environnement
primaire. Winnicott pose comme principe que la croissance de l'enfant
suit une progression qui le fait passer d'un état de
dépendance absolue à un état d'indépendance ;
cependant, le potentiel inné de l'enfant pourra se développer
que s'il est couplé aux soins maternels. Si la structure
primaire s'avère défaillante, l'enfant risque de
développer des troubles. Le cadre thérapeutique doit
permettre au patient de se réapproprier cet environnement
primaire autrefois déficient en lui permettant de régresser
aux phases antérieures de son développement. La
psychanalyse autorise donc le patient à redevenir immature
(grâce au jeu en particulier, il pourra redevenir le nourrisson
dépendant qu'il était) afin de mieux réamorcer
sa progression vers l'indépendance.



Winnicott insistera
également sur l'état psychique particulier de la mère
à l'approche de la naissance de son enfant, et surtout pendant
les tout premiers mois de sa vie. Ce que l'on décrit souvent
comme une symbiose entre la mère et l'enfant traduit un fait
psychologique spécifique qui ressemble à de la dévotion
: la mère est à l'écoute permanente de son
enfant, adaptant instinctivement son comportement à ses
besoins. Cependant, cette identification projective s'estompe au fur
et à mesure que l'enfant grandit. Lui succède alors une
phase de dépendance relative au cours de laquelle la mère
"se désadapte" graduellement de son enfant : c'est
au cours de cette période que l'enfant pourra ressentir des
moments d'angoisse (lorsqu'elle sa mère tarde à revenir
par exemple). Fort heureusement, l'enfant commence (entre 6 mois et 2
ans) à se constituer progressivement une représentation
mentale (une sorte d'image de la mère) qui demeure vivante en
lui pendant un certain temps : ce processus va lui permettre de faire
cesser provisoirement cette angoisse liée à la perte de
la mère.



Jusqu'à l'âge
de 6 mois environ, l'enfant n'existe pas encore comme entité :
entièrement dépendant de sa mère, il se
développe uniquement grâce aux soins qu'elle lui
prodigue, et plus particulièrement dans la manière
qu'elle a de le porter. Pour Winnicott, ce holding (du verbe anglais
to hold qui signifie tenir, porter) dépasse le simple cadre de
la stimulation physique : il constitue en fait les toutes premières
manifestations d'amour de la mère à l'égard de
son enfant. De la réussite de ces toutes premières
expériences dépendra l'établissement des
processus fondamentaux du développement affectif de l'enfant.



A partir de l'âge
de 6 mois, l'enfant commence à prendre conscience de son
individualité. Progressivement, il devient capable de
différencier le "dedans" et le "dehors".
Par ailleurs, il sait désormais que sa mère "existe"
en dehors de lui, qu'elle est une personne qui possède ses
propres sentiments qui peuvent aller à l'encontre des siens.
Cependant, grâce au jeu, il peut satisfaire un besoin sans être
dépendant de sa mère : une fois le besoin satisfait, il
est capable de se détacher de l'objet qui aura permis la
satisfaction de ce besoin.



Trois processus
principaux caractérisent cette période de maturation
progressive :



1) L'intégration
succède à un état de non-intégration
primaire (l'enfant intègre progressivement ses premières
expériences multiples et fragmentaires en un tout qui lui
permettra de s'affirmer en tant qu'individualité).



2) L'unité
psychosomatique permet à l'enfant d'acquérir le
sentiment d'exister dans son corps : c'est le handling (l'ensemble
des soins physiques) qui va favoriser la tendance naturelle de
l'enfant à habiter son corps et à trouver du plaisir
aux différentes fonctions corporelles. Le moi de l'enfant se
constituera donc avant tout comme un moi corporel, qui prend racine
dans les différentes expériences que l'enfant aura pu
vivre au niveau sensori-moteur.



3) L'acquisition du
sens du réel constitue l'une des tâches essentielles du
développement psychologique de l'enfant. Selon Winnicott,
c'est le mode de présentation de l'objet (object-presenting en
anglais, terme qui désigne la manière dont la mère
"propose" l'objet à l'enfant : par exemple, le sein,
le biberon, etc...) qui va permettre à l'enfant d'effectuer sa
rencontre avec le réel et de faciliter les allers et retours
entre la réalité intérieure et la réalité
extérieure.



Ce dernier processus
nous intéresse tout particulièrement car c'est à
travers son étude plus poussée que nous allons mettre
en évidence le fameux "objet transitionnel" qui
rendit populaire le célèbre psychanalyste anglais.



Pour expliquer
l’objet transitionnel, prenons l'exemple de la tétée.
Lorsque le bébé a faim, il peut exprimer ce besoin de
diverses manières : pleurs, cris, grognements, etc...
Cependant, s'il sait que sa mère répondra à son
attente (grâce aux différentes expériences
passées qui l'ont confirmé dans ce sens), il pourra
également différer cette attente en "hallucinant"
(c'est-à-dire en se représentant de façon
magique et toute-puissante) le sein (ou le biberon) qui ne va pas
tarder à arriver. Lorsque la mère donne effectivement
le sein, la situation de « toute puissance »
dans lequel se trouve l'enfant pourra l'amener à confondre le
sein réel et le sein fantasmé : en d'autres termes, le
bébé a entretenu, à travers son fantasme, une
telle illusion du sein qu'il ne sait plus s'il s'agit d'une réalité
intérieure ou extérieure. A partir de là,
l'enfant peut avoir l'impression que le sein fait partie de lui-même
puisqu'il réussit à le faire surgir au moment précis
où il le désire le plus.



Cette zone
d'illusion se situe entre la subjectivité et l'objectivité.
Selon Winnicott, c'est cette aire intermédiaire entre réalité
intérieure et réalité extérieure que l'on
appellera « espace transitionnel ». Pour le
petit enfant, cet espace, qui constitue la majeure partie de son
vécu, est important car il rend possible l'acceptation
progressive de la réalité. Différents objets
pourront occuper cet espace mais le pouce constituera l'un des objets
transitionnels les plus prisés de l'enfant, tout comme le
célèbre "doudou". Pour résumer, on
dira donc d'un objet qu'il est transitionnel dans la mesure où
il permet à l'enfant de passer d'un état fusion avec la
mère (sans distinction dehors-dedans) à un état
où il la reconnaît comme distincte de lui.



Il ne faut pas
oublier que le rapport du petit enfant à la réalité
ne s'effectue pas de façon continue, ce qui signifie qu'un
objet sera tantôt perçu comme subjectif (provenant de la
réalité intérieure de l'enfant), tantôt
comme objectif (c'est-à-dire provenant d'une réalité
autre que celle de l'enfant). Cependant, le recours à l'objet
transitionnel marque un réel progrès par rapport au
stade purement hallucinatoire précédent. En effet, même
si l'objet permet à l'enfant de "s'illusionner",
c'est-à-dire de le maintenir dans un état situé
entre l'intérieur et l'extérieur, entre le subjectif et
l'objectif, entre le moi et le non-moi, il ne s'agit plus d'un objet
fictif (comme c'était le cas lorsque l'enfant "hallucinait"
le sein par exemple) mais d'un objet réel que l'enfant
reconnaît en tant que tel. En ce sens, l'objet transitionnel de
Winnicott est donc à distinguer de l'objet interne cher à
Mélanie Klein : pour cette dernière, l'objet interne
n'est en fait qu'un fantasme alors que pour Winnicott, l'objet
transitionnel constitue une étape supplémentaire dans
le processus qui va conduire l'enfant vers la perception du réel,
en particulier grâce aux stimulations sensorielles (effort
musculaire, coordination sensori-motrice) que permet l'objet.



Avec le temps, un
seul objet réussira à cristalliser le fantasme de toute
puissance de l’enfant et lui permettra ainsi de faire
l'expérience répétée de son non-moi :
paré de ces vertus magiques, l'objet prendra alors une telle
importance pour l'enfant que sa disparition, même momentanée,
risque de plonger dans le désarroi le plus total. Il importe
de souligner également que l'objet transitionnel possède
le pouvoir d'évoquer la mère tant que la mère
est réellement disponible pour l'enfant : en effet, lorsque
que sa mère s'absente, l'enfant en garde une image vivante
grâce à l'objet transitionnel; mais si l'absence se
prolonge, l'objet perd sa nature évocatrice ; l'enfant peut
ressentir alors comme une sorte de cassure dans la continuité
de son existence. Fort heureusement, Winnicott nous précise
que la majorité des bébés ne fait pas une telle
expérience traumatisante, et que si cela se produit, les
caresses (ou toute autre manifestation d'affection) suffisent la
plupart du temps à réparer la structure du moi
infantile.
L’objet transitionnel est-il un doudou ? A la
lecture de ce qui précède, on pourrait être tenté
de réduire l'objet transitionnel à un simple "doudou".
Or, l'objet transitionnel ne se réduit pas à l'objet
matériel qui peut l'incarner. C'est l'utilisation de l'objet
(et non l'objet en lui-même) qui intéresse Winnicott en
tant qu'elle permet l'acceptation progressive de la réalité
et l'accession précoce à l'univers des symboles. A ce
titre, l'objet transitionnel ne représente pas le lien entre
la maison et la crèche, mais plutôt le lien mère-enfant
auquel l'enfant peut se référer malgré l'absence
de la mère.
A l'opposé, ce que l'on désigne
sous le terme de "doudou" recouvre des fonctions plus
étendues qui ne correspondent pas toujours à celles de
l'objet transitionnel. Tout d'abord, c'est au niveau des parents que
l'objet transitionnel se charge souvent d'un sens nouveau et
inapproprié : il devient souvent la panacée à
tous les maux enfantins (que l'enfant manifeste le moindre petit
"bobo" et c'est tout de suite au doudou que l'on pense pour
tenter d'apaiser sa souffrance). Ce statut de "bon objet"
peut d'ailleurs s'inverser rapidement, lorsque l'enfant réclame
sans cesse son "doudou" par exemple (cette dépendance
au "doudou" a tendance à irriter profondément
certains parents car elle les renvoie à leurs propres limites
en matière d'éducation). Dans un cas comme dans
l'autre, on s'éloigne sensiblement du sens profond que
Winnicott a voulu donner à ce terme. Un autre cas inquiétant
concerne les parents qui donnent d'office à leur enfant un
objet destiné à lui servir de "doudou" : il
ne faut jamais oublier que c'est toujours l'enfant qui choisit son
"doudou" et non les parents qui lui imposent, sans cela
l'objet sera insuffisamment investi et donc impuissant à
garantir la continuité psychique chez l'enfant.



En psychologie, une
autre question se pose concernant l'utilisation de l'objet
transitionnel en crèche ou en halte-garderie. Bien souvent, le
"doudou" sert de dérivatif et permet aux
puéricultrices (ou aides-puéricultrices) de "gérer
la crise": en donnant son "doudou" à l'enfant,
on pense pouvoir calmer un mal-être qu'on a trop souvent
tendance à attribuer à la séparation avec la
mère (ce qui dispense d'une réflexion en profondeur sur
son propre travail éducatif et empêche du même
coup d'apporter une réponse plus appropriée au problème
posé par l'enfant). Un dernier point concerne la difficulté
à soumettre la gestion des objets transitionnels aux règles
collectives: il semble difficile en effet d'imposer un "doudou"
à un enfant qui n'en ressent pas le besoin ; à
l'inverse, refuser le doudou aux enfants à certaines heures de
la journée (au moment de l'heure du repas par exemple)
constitue un déni total de la fonction première de
l'objet transitionnel (même si, par ailleurs, cette règle
est supposée faciliter le service du personnel de cantine).



Quel destin pour
l’objet transitionnel ? Chez un enfant au développement
harmonieux, tout objet transitionnel sera progressivement désinvesti
puis abandonné, "relégué dans les limbes"
pour reprendre l'expression de Winnicott. Plus l'enfant grandit en
effet et plus il se détache de cet objet qui perd pour lui sa
signification première. Sans être véritablement
oublié, cet objet sera relégué à
l'arrière-plan, l'enfant lui préférant désormais
d'autres centres d'intérêt susceptibles de mieux
répondre à ses besoins.



Chez certains
enfants cependant, l'objet transitionnel est totalement nié,
soit parce qu'il a été "imposé" par
les parents, soit parce qu'il contient des affects et des sentiments
qui sont plus ceux des parents que ceux de l'enfant (par exemple, des
parents qui projettent leurs propres angoisses sur le "doudou").
A l'opposé, il peut se faire que certains parents
surinvestissent le "doudou" de leur enfant, s'adressant
plus souvent à l'objet qu'à l'enfant lui-même :
dans ce cas, l'enfant aura tendance à s'accrocher maladivement
au "doudou" comme si c'était réellement sa
mère. Dans ce dernier cas, il ne s'agit plus là d'un
objet qui facilite la séparation mais bien au contraire d'un
objet qui maintient l'enfant dans un état de fusion factice,
empêchant ainsi l'acceptation progressive de la réalité.
Car au bout du compte, c'est bien de ce paradoxe qu'il s'agit :
l'objet transitionnel, même s'il maintient l'enfant dans une
sorte d'illusion, lui permet dans le même temps d'envisager la
réalité qui se cache sous cette illusion. Lorsque
l'enfant ne verra plus l'utilité de cette partie de
"cache-cache" avec la réalité, c'est qu'il
sera enfin prêt à affronter cette rencontre avec le
réel, étape indispensable à la construction
progressive de son moi.


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