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vendredi 26 décembre 2008

Education

Des articles pour vous informer sur l'education de vos enfants.

Argent
L’argent dans la famille
L’argent n’a jamais été aussi omniprésent dans la vie de tous les jours : difficile de ne rien acheter dans une journée et impossible de se soustraire aux multiples frais de téléphone, d’Internet, d’électricité, de taxes, de loyer ou d’hypothèque.

Apprentissage de la valeur des choses aux enfants. L'argent de poche
L’argent de poche est une chose importante pour les enfants, elle leur permet d’apprendre à gérer l’argent, mais le senset la valeur de l'argent passe également par d'autres chemins dans la vie de tous les jours avec nos adolescents. (suite)

Sommeil
Bonne nuit les petits
Bien dormir est un gage de bonne santé chez l'enfant car le sommeil est indispensable à la vie. Pendant le sommeil, de nombreuses fonctions s'accomplissent. Le sommeil permet la récupération de la fatigue nerveuse et physique. Il est indispensable à la maturation du cerveau, à la mémorisation, et au bon développement corporel. La durée du sommeil varie en fonction de l'âge de l'enfant. (suite)


Sexualite
Mon enfant se caresse, que faire ?
La découverte du corps, des sensations de plaisir des enfants mettent parfois les adultes dans l'embarras. Que faire si l'enfant se masturbe, comment lui expliquer ce que l’on peut faire et ne pas faire ? (suite)

Questions sur la sexualité des enfants.
Si la sexualité de l'adolescent est un sujet souvent abordé par les parents ou les éducateurs, leurs connaissances sur la sexualité infantile sont souvent plus floues. (suite)

Quand 
commencer à parler de la sexualité aux plus petits?
Le
 développement psycho sexuel des enfants est une phase
importante de leur croissance et de leur devenir, de leur équilibre
une fois devenu adulte. (suite)

Enfant Turbulent
Enfant Turbulent,
Débat avec Edwige Antier, pédiatre, auteure de "Dolto en héritage" (Robert Laffont, 2005), jeudi 22 septembre 2005
Doudou : Les enfants turbulents ont-ils toujours existé ou est-ce une spécificité de nos sociétés actuelles où règne la violence? (suite)

L'enfant tornade
Vous êtes à bout de souffle, votre enfant vous prend toute votre énergie ? Vous avez l’impression qu’il ne se fatigue jamais et qu’il est incapable de se concentrer. (suite)

Ordre et rangement. Conseils pour en finir avec le désordre à la maison et dans la chambre

L’apprentissage de l’ordre aux enfants est une tâche de tous les jours... Quel parent ne s’est pas une fois mis en colère face à une chambre transformée en véritable champ de bataille, face à des vêtements sans dessus dessous dans l’armoire …(suite)



Un chien à la maison. L’éducation des enfants en présence d’un animal domestique

De récentes études sur le problème de l'agressivité des chiens envers les personnes se sont penchées pour la première fois sur l'importance de l'éducation des enfants en présence d'un animal domestique, plus précisément un chien.(suite)




La mort.
De nos jours, le deuil ou la mort, se parle de plus en plus et on en parle aux enfants plus jeunes qu’avant. Mais comment les enfants réagissent-il face à la mort? Que faire pour aider nos petits protégés à mieux vivre après ses évènements? Qu’elles sont les livres à raconter à nos enfants dans ces cas là? (suite)

Maman j'ai peur!
Quel parent ne s’est jamais fait réveiller au beau milieu de la nuit, par les cris horrifiés de son enfant victime d’un cauchemar ? En effet, comme parent, nous nous retrouvons souvent confronter aux peurs de nos enfants et nous n’avons pas nécessairement toujours les bons mots, bien malgré nous, pour les rassurer. Dans le texte qui suit vous retrouverez plusieurs informations et conseils pratiques afin de vous aider à mieux comprendre les peurs de vos tout-petits. Ainsi, vous pourrez mieux faire face à la situation lorsque celle-ci se présentera à vous. (suite)


vendredi 3 octobre 2008

Bonne nuit les petits

Bien dormir est un gage de bonne santé chez l'enfant car le sommeil est indispensable à la vie. Pendant le sommeil, de nombreuses fonctions s'accomplissent. Le sommeil permet la récupération de la fatigue nerveuse et physique. Il est indispensable à la maturation du cerveau, à la mémorisation, et au bon développement corporel. La durée du sommeil varie en fonction de l'âge de l'enfant.
Bien qu'il y ait des différences individuelles, voici les durées moyennes du sommeil en fonction de l'âge de l'enfant :
-20 heures environ pour le nouveau-né.
-12 heures de sommeil la nuit et deux siestes de 1 heures 30 à 2 heures chacune pour le bébé de 1 an.
-12 heures de sommeil et une sieste à 3ans.
-12 heures de sommeil à 4 ans.
-11h.à 10h. de 6 à 10 ans
-10h. à 9h. de 10 ans à 13 ans.
Ce qui peut gêner l'endormissement :
- La prise de coca-cola avant d'aller au lit ou de toute autre boisson excitante (thé, café).
-Une prise de boisson trop importante.
-Une chambre trop froide ou trop chaude ou un enfant trop couvert ou pas assez couvert.
-Un repas trop tardif ou trop copieux.
-Des films d'horreur ou violents à la télé.
-Une activité sportive pratiquée trop tard dans la soirée ou trop intense dans la journée.
- Des discussions trop vives entre frères et soeurs ou entre parents.
-Les jeux électroniques juste avant l'heure du coucher.
Ce qui favorise l'endormissement (à moduler suivant l'âge de l'enfant évidemment) :
-La régularité dans l'heure du coucher.
-L'instauration de rituels : brossage des dents, passage aux toilettes pour bien vider la vessie
-La petite histoire racontée ou lue par papa ou maman.
-Le doudou : poupée, nounours ou simple bout de tissu pour les tout-petits.
-la veilleuse allumée.
-La porte entrouverte à condition d'éteindre la télé dans le séjour.
-Le câlin
-Le rappel des bons moments de la journée ou de ceux à venir pour la journée du lendemain.
-L'écoute des soucis de l'enfant, de ses préoccupations : écouter puis réassurer.

De mauvaises habitudes qui risquent de perturber de façon durable le sommeil de l'enfant :
-Laisser l'enfant s'endormir sur le canapé du salon : le transporter dans son lit va le réveiller ou s'il ne se réveille pas, il va perdre l'habitude de s'endormir dans son lit et refusera ensuite de rejoindre sa chambre pour dormir.
-Attendre que l'enfant s'endorme pour quitter sa chambre : l'enfant doit accepter de s'endormir seul.
S'il lui faut la présence de quelqu'un à ses côtés, c'est qu'il est trop angoissé par la séparation. Si c'est le cas, il serait peut-être utile de consulter un spécialiste : médecin ou psy.
-Le laisser s'endormir dans le lit des parents ou d'un parent pour les familles monoparentales : l'enfant doit apprendre à trouver dans son lit son apaisement personnel qui lui permet de trouver le sommeil. Il doit également différencier son espace personnel de celui de ses parents. La chambre des parents est un espace réservé aux parents auquel les enfants ne doivent avoir accès que très exceptionnellement.
-Revenir dans sa chambre dès que l'enfant vous appelle sur un prétexte quelconque pour retarder l'instant de l'endormissement : ne pas hésiter à ce moment là à être ferme. Toutefois, il faut apporter un peu de souplesse à ce principe, surtout chez le tout jeune enfant, et revenir faire quelques câlins supplémentaires si c'est nécessaire pour rassurer et atténuer l'angoisse de séparation.
-Venir vérifier qu'il s'est bien endormi au moment où il cherche le sommeil : c'est le plus sûr moyen de l'empêcher de s'endormir. Cela ne vous empêche pas de jeter un coup d'oeil dans sa chambre quand vous êtes sûr(e) (s) qu'il dort profondément.
-Ne pas associer le lit à une punition. Au contraire, expliquer à l'enfant les bienfaits du sommeil : permet le bon développement du cerveau, rôle dans la croissance etc...
Les terreurs nocturnes vers 3 à 6 ans (3% des enfants)
C'est un épisode d'agitation qui survient dans la nuit pendant la période de sommeil profond et dont l'enfant ne garde aucun souvenir. L'enfant s'assoit, hurle, pleure. La respiration est rapide, les yeux sont ouverts. Il ne faut pas réveiller l'enfant et au contraire le remettre doucement dans la position de l'endormissement.
Le cauchemar très fréquent de 4 à 8 ans.
C'est un rêve effrayant qui réveille l'enfant et dont il a parfois le souvenir le lendemain matin. Il survient le plus souvent en deuxième partie de nuit. Il faut aller dans la chambre de l'enfant, le rassurer, l'écouter vous raconter son cauchemar, lui redonner son doudou.
Conclusion :
La qualité de la veille est le meilleur reflet de la qualité du sommeil.
Voici quelques signes qui doivent vous alerter et vous amener à consulter un médecin :
-Si votre enfant s'endort au cours de la journée (en dehors de la sieste pour les plus jeunes).
-Des siestes trop longues ou une réapparition des siestes.
-Un réveil difficile avec des gestes automatiques, un défaut de vigilance.
-Une baisses des performances scolaires.
-Une certaine irritabilité, agitation ou hyperactivité souvent en fin de journée.

Quelques lectures pour s'endormir :
BODE (de) A. BROERER R. J'ai peur dans le noir . Hatier. 1996
BUCHHOLZ Quint Quand les petits ours n'ont pas sommeil. L'école des Loisirs 1994
D'ALLANCE Mireille C'est l'heure de dormir. L'école des Loisirs 1990
SAINT MARS (de) D. BLOCH S. Lili ne veut pas se coucher Calligram 1992
Mercer Mayer Il y a un cauchemar dans mon placard Gallimard Jeunesse, 2001
Pour les parents :
Dr Stéphane CLERGET, Anne LAMY Maintenant, tu restes dans ton lit ! Albin-Michel, coll. C'est
la vie aussi, 2007
Ed. INPES Dormir, c'est vivre aussi...
Site web : http://www.inpes.sante.fr/index.asp?page=30000/actus2007/021.htm

mercredi 21 mai 2008

Enfant Turbulent, Débat avec Edwige Antier, pédiatre, auteure de "Dolto en héritage" (Robert Laffont, 2005), jeudi 22 septembre 2005

Doudou : Les enfants turbulents ont-ils toujours existé ou est-ce une spécificité de nos sociétés actuelles où règne la violence ?

Edwige Antier : Oui, les enfants turbulents ont toujours existé. Parce que les enfants ont toujours connu la violence, malheureusement. Mais il est vrai que dans notre monde d'aujourd'hui, ils sont harcelés par de multiples stimuli : télévision, téléphone, vie précoce en collectivité, qui aggravent considérablement leur agressivité.

COUCOU : Comment faire la différence entre un enfant turbulent et un enfant hyperactif ?

Edwige Antier : C'est très important. Parce que le terme d'hyperactif sonne comme une pathologie qui va mériter traitement ou rééducation. On l'emploie trop largement aujourd'hui. L'hyperactif associe trois symptômes : la difficulté à se concentrer, l'impulsivité et l'agitation. Seule l'association des trois peut faire suspecter le diagnostic d'hyperactivité. Un enfant qui est très actif, qui aime monter sur les toboggans, taper dans les ballons, courir dans les couloirs de la maison, mais qui est capable de se concentrer lorsque vous lui racontez une petite histoire avec un livre, n'est pas un enfant hyperactif. C'est un enfant vif, heureusement.

Tybert : Ne pensez-vous pas qu'un enfant turbulent est un enfant normal ?

Edwige Antier : Oui, ma réponse précédente montre que l'enfant turbulent, mais qui est capable de se concentrer sur un échange avec l'adulte et qui ne bouscule pas systématiquement ses congénères pour toujours passer le premier au toboggan (impulsivité), est normal. Il faut savoir respecter la turbulence de cet enfant mais aussi canaliser son énergie vers des échanges positifs. C'est un enfant avec lequel il faut volontiers se poser pour ouvrir des livres, faire de la pâte à modeler, partager une petite histoire douce à la télévision... Et sa turbulence passera avec la maturité, vers 5 ans.

CANALISER L'ÉNERGIE

Thierry : Ce qu'on appelle turbulence n'est-il pas plutôt de l'énergie non canalisée et mal distribuée plutôt qu'une forme de violence ?

Edwige Antier : Merci, Thierry, d'employer le mot que je viens justement d'écrire : canaliser. Car un enfant est une extraordinaire boule d'énergie. Et toute l'éducation consiste à canaliser son énergie vers le positif : j'apprends à construire une tour de cubes, à parler, à colorier "sans dépasser", par rapport à l'énergie négative : je me roule par terre, je mords, je tape. Et nous allons voir que c'est tout un art et beaucoup de présence.

Luciole : Pensez-vous que la tendance américaine à donner des calmants aux enfants jugés hyperactifs risque de gagner la France ?

Edwige Antier : Bonne question. En France, nous utilisons peu les "calmants" style Ritaline, et nous avons mis des barrières : la prescription initiale ne peut être faite que par un pédopsychiatre hospitalier qui seul peut la renouveler tous les ans, après des bilans approfondis. Même avec cette précaution, la prescription augmente mais reste très marginale. Il ne faut pas non plus ignorer certains vrais hyperactifs qui sont dans des états suicidaires tant ils sont rejetés par le groupe. On ne peut donc réfuter totalement l'intérêt du traitement médical.

Tybert : Vous dites que la vie précoce en collectivité aggrave l'agressivité... Quid, alors, des crèches ?

Edwige Antier : Il est important d'humaniser les crèches, c'est-à-dire que le personnel doit avoir une attention permanente au groupe pour réguler les relations entre les enfants. Et lorsque vous êtes une éducatrice pour huit enfants qui marchent (la norme), il vous faut une attention constante. Faute de laquelle, en effet, les enfants ont des jeux qu'on appelle "parallèles", ils ne savent pas échanger jusqu'à 3 ans, ils se poussent, voire se mordent. C'est dire l'importance de la formation du personnel, du respect qu'on lui doit et de l'ouverture de la crèche aux parents, pour laquelle je travaille avec d'excellents retours.

Sophie : Pensez-vous que les punitions (expliquées et justifiées) puissent aider à "recadrer" un enfant très turbulent ?

Edwige Antier : Certainement pas. Au contraire, soit elles aggravent la turbulence car elles endurcissent l'enfant, qui prend l'habitude de vous braver, soit elles l'éteignent et le transforment en un enfant trop soumis qui perd de sa curiosité. Jusqu'à l'âge de 7 ans, lorsque vous voulez appliquer la punition, l'enfant ne sait déjà plus pourquoi il a voulu transgresser. Il se culpabilise et entre dans le profil de l'"affreux jojo".

Laurence : Ma fille a 2 ans. Je la retrouve depuis sa naissance dans les qualificatifs d'impulsive et d'agitée. Elle ne reste pas en place avec un livre ou un jeu. Seul un DVD de dessin animé la fait tenir en place plus de cinq minutes. Faut-il utiliser ce support pour progresser, ou bien au contraire le réduire à la portion congrue ?

Edwige Antier : On a beaucoup diabolisé le petit écran, mais si vous vous asseyez à côté d'elle, que vous la prenez sur vos genoux en partageant le dessin animé, en faisant des commentaires et en captant bien ses émotions, il joue le rôle d'un livre d'images. Donc pourquoi s'en priver et l'en priver ? Par contre, mettre le DVD en boucle et la laisser sucer son doudou le regard vague pendant que vous vaquez à vos occupations, c'est vraiment habituer son cerveau à l'absence d'échange, et dès que vous éteindrez le magnétoscope, elle se remettra à grimper aux rideaux.

Momo : Un enfant naît-il turbulent ou le devient-il ?

Edwige Antier : C'est toute la question entre l'inné et l'acquis. Avec trente ans de pratique, je peux dire que dans 90 % des cas, il le devient, mais ça vient très tôt. Dès le deuxième semestre de la vie, la façon dont vous interagissez avec votre enfant va laisser partir son énergie de manière négative. Et on peut le deviner en voyant vos relations. Le deuxième enfant est beaucoup plus turbulent que le premier parce qu'on est moins en relation de duo avec le deuxième, par exemple. Le caractère inné s'impose parfois à l'analyse, mais c'est tout de même rare.

Le Monde

mardi 4 mars 2008

Ordre et rangement

Conseils pour en finir avec le désordre à la maison et dans la chambre

L’apprentissage de l’ordre aux enfants est une tâche de tous les jours... Quel parent ne s’est pas une fois mis en colère face à une chambre transformée en véritable champ de bataille, face à des vêtements sans dessus dessous dans l’armoire …. Entrer dans la chambre d’un enfant devrait être un réel plaisir : un mobilier agréable, des dessins ou posters au mur, des peluches pour les plus petits et des jeux colorés partout... sauf que souvent entrer dans la chambre d’un enfant signifie ne pas savoir où poser les pieds sans risquer de glisser sur une petite voiture, écraser une poupée ou marcher sur le linge qui jonche le sol pour les plus grands ! Chaque enfant est différent même dans le rangement ; de l’enfant ordonné à celui qui ne range rien, pire met le désordre partout... mais éduquer un enfant c’est aussi lui apprendre l’ordre (sans aller jusqu’à la maniaquerie), le responsabiliser depuis son plus jeune âge, lui enseigner le respect des objets qui l’entourent et du travail des autres, lui offrir la capacité à s’organiser.

Comment faire pour faciliter l’apprentissage du rangement
- Il convient avant tout de donner le bon exemple !
En effet, dès le plus jeune âge, les enfants sont très observateurs et c’est au travers de l’imitation des parents et de l’entourage familial qu’ils acquièrent leur façon de penser et de faire. Si l’enfant vit dans un environnement ordonné, il lui sera plus facile parce que naturel de remettre chaque chose à sa place. Attention toutefois : un excès de discipline au niveau du rangement, frôlant la maniaquerie, risque aussi de pousser l’enfant devenu adolescent à s’opposer au schéma familial au risque d’en faire un grand désordonné pour ne pas dire "bordélique" !
Chaque chose à sa place !
Un des principes de base consiste à ranger chaque chose à sa place. En effet, le tout petit enfant de deux ou trois ans parviendra aisément à ranger ses affaires sans rechigner si une certaine logique est suivie : un objet doit avoir une place précise et ne pas changer tous les jours. Pour apprendre aux petits où poser les choses, transformez le rangement en jeu. Ainsi pour ranger ses livres par exemple dites-lui : "Le livre de Babar, on le range où ? Dans le lave-vaisselle ?".... "Non !!!!" répondra l’enfant en riant, avant de vous proposer le bon endroit et d’aller mettre l’objet en place. N’oubliez pas de le féliciter ! Petit à petit l’enfant grandissant, il sera en mesure d’effectuer seul cette tâche qui n’en deviendra plus une…
- Expliquez à l’enfant à quoi sert le rangement et pour quelles raisons un objet a sa place bien précise afin de lui permettre de comprendre pourquoi vous exiger cela de lui. Expliquez-lui pourquoi les crayons se rangent dans leur boîte sur le bureau, à côté des cahiers de coloriage, pourquoi les petites voitures vont dans la caisse à voiture…. la raison : pour les retrouver rapidement et pouvoir à nouveau jouer !
- Dans un élan d’énervement, évitez de confisquer à l’enfant tout ce qui traîne dans sa chambre. Cela ne l’aidera pas à comprendre l’utilité du rangement et transformerait l’acte de rangement en punition.
Ne faites pas du rangement une contrainte trop lourde mais une manière pour retrouver facilement les choses, les jouets…
- En cas de gros débordements, aidez votre enfant à s’y retrouver dans le désordre de sa chambre. Aidez-le exceptionnellement à ranger, ne le faites pas seul/seule mais avec lui en lui proposant de mettre telle ou telle chose à cette place pour plus de commodité. Une fois la chambre bien rangée, félicitez l’enfant ("On a bien travaillé"), installez-vous un instant avec lui sur le lit ou ailleurs et faites lui apprécier à quel point une chambre ordonnée est agréable... pour faire en sorte qu’elle le reste le plus longtemps possible !
- Appréciez au quotidien les efforts fournis par votre enfant et encouragez-le notamment s’il met spontanément de l’ordre dans sa chambre, s’il vous aide à ranger la vaisselle.... Evitez, après un rangement spontané de sa part, de lui dire qu’il aura mieux valu qu’il fasse comme si ou comme ça, et ne refaites pas ce que lui vient de faire à votre manière... même si tout n’est pas parfait, vous devez vous en contenter au risque de le décourager à recommencer. Son acte accompli doit susciter des encouragements, des félicitations et non pas des reproches (même si le résultat n’est pas tel que vous le souhaitiez). La logique du rangement viendra plus tard.
- Côté pratique, vous trouverez dans le commerce de grosses caisses ou coffrets en plastique aux couleurs vives et chatoyantes dans lesquelles vos enfants pourront ranger leurs poupées, voitures et autres jouets... un bon moyen d’augmenter la capacité de rangement d’une chambre à moindre prix et en apportant une touche colorée à la chambre.

http://www.enfants-ados.com

Un chien à la maison.doc

L’éducation des enfants en présence d’un animal domestique

De récentes études sur le problème de l'agressivité des chiens envers les personnes se sont penchées pour la première fois sur l'importance de l'éducation des enfants en présence d'un animal domestique, plus précisément un chien. Si nous les hommes nous comportons de manière erronée envers les animaux, nous pouvons les irriter, les énerver et les rendre dangereux.
Les enfants sont particulièrement exposés aux risques de morsures, souvent du chien de la maison plutôt que d’un chien inconnu. Plus de la moitié des accidents suite à la morsure d’un enfant par un chien, arrive avec le compagnon de la maison… et non pas avec un chien étranger.
Pour que le "meilleur ami de l’homme" le reste, il faut, notamment lorsqu’il y a des enfants à la maison, adopter des règles de vie commune qui permettent à chacun de vivre sereinement et sans risque.

Petit retour dans le temps… le chien et les hommes
Les hommes et les chiens vivent ensemble depuis le Paléolithique.
Selon le père fondateur de l’éthologie (science étudiant le comportement animal), Konrad Lorenz, biologiste et zoologiste autrichien, c’est une fillette qui ayant sauvé un louveteau de la mort certaine, le rapporta avec elle dans la caverne où elle en prit soin et le domestiqua.
L’homme et le chien sont unis par des caractéristiques intrinsèques communes aux deux espèces : la sociabilité, la curiosité, l’envie de mouvement et de jeu, la capacité d’adaptation sans oublier la manière d’exprimer des émotions et sentiments.

Les enfants et les chiens
Les chiens sont en règle générale dociles avec les enfants et ne montrent pas d’agressivité.
Lorsqu’ils le font, le plus souvent, il s’agit d’un avertissement pour l’enfant qui aura dépassé les limites avec l’animal.
Le choix de l’animal est aussi capital en ce sens que certains chiens ne supportent pas les jeux des enfants, sont jaloux ou tiennent tout simplement à leur tranquillité.

On sait maintenant que la vie sous un même toit avec un chien est très bénéfique pour l’enfant. Elle lui apprend à respecter l’animal, à être plus sociable, plus sensible et apporte souvent une confiance en lui grâce à la reconnaissance de l’animal, à l’attention qu’il lui apporte.
On a souvent vu des enfants plutôt indisciplinés, très actifs, survoltés... changer radicalement d’attitude à l’arrivée d’un chien dans la famille.
L’animal permet en effet à l’enfant de se responsabiliser, il peut s’en occuper, le brosser, le cajoler, il devient son confident et peut jouer avec lui... et le chien est le plus souvent très attaché et très reconnaissant envers l’enfant.
Un rapport qui permet à l’enfant de se canaliser, de se sentir utile pour le chien parce qu’il a des devoirs envers lui.
L’enfant doit toutefois être préparé à accueillir un chien à la maison. Les parents doivent impérativement apprendre à leurs enfants, même aux plus petits, les règles et les limites à respecter en présence d’un chien.

Lorsqu’un enfant va naître...et que le chien est déjà adopté
L’idéal serait d’habituer son chien à la présence des enfants dès les premières semaines de sa vie de chiot. Le chiot est alors dans une période d’apprentissage de la socialisation, il découvre l’environnement et puisque tout ce qu’il connaît bien ne l’effraie pas, il n’aura pas de problème à accueillir un bébé.
Si le chien n’a jamais été en contact avec des enfants, ou tout au moins pas sous son propre toit, il est important au cours des 9 mois de la grossesse, que le chien côtoie des enfants ou jeunes adolescents. Ces derniers de par leurs gestes, leurs odeurs différentes des adultes sont considérés par le chien comme de "petits hommes".
Avant la naissance de l’enfant, faites découvrir au chien, la chambre du bébé, faites lui sentir les lieux. Une fois le bébé né et de retour à la maison, faites-le sentir au chien, laissez-lui le temps de faire connaissance avec ce petit être et ses nouvelles odeurs.

En cas de peur ou pire de tendance à l’agressivité du chien, il est impératif de recourir aux services d’un vétérinaire comportementaliste. Ce professionnel saura en mesure de corriger l’éducation du chien et de le préparer à la venue d’un enfant.

Lorsque le chien arrive dans une famille avec des enfants
Si le choix de la race du chien n’a pas encore été déterminé, et surtout si vous n’êtes pas experts en la matière, mieux vaut se tourner vers une race réputée naturellement douce envers les enfants et peut être de préférence une femelle (généralement moins enclin à des comportements agressifs).
Certaines races tendent en effet à avoir un comportement plus brusque et plus vif voire imprévisible.
En dehors de toute tendance agressive de l’animal, la taille de celui-ci devra également être prise en compte : certains chiens peuvent être vifs et très joueurs (sans pour autant avoir le moindre signe d’agressivité) mais cette vivacité peut être un point négatif en présence d’un tout jeune enfant.
Il faut souligner que les enfants ne savent pas reconnaître les signaux d’avertissement qu’un chien peut donner lorsqu’il commence à en avoir assez…(grognements, montre ses dents...).
Il est important d’expliquer aux enfants dès leur plus jeune âge que l’animal a besoin de tranquillité, qu’il ne faut pas l’ennuyer lorsqu’il dort paisiblement, ou lorsqu’il mange.

Les parents jouent un rôle dans l’éducation et le dressage de l’animal dont ils sont les maîtres, ils jouent également un rôle capital dans l’éducation des enfants en présence d’un chien dans la maison. Des règles doivent être respectées par l’animal et par les enfants.

Le problème est tout autre lorsque le chien qui arrive à la maison est déjà adulte, a vécu dans une autre famille, dans un chenil ou à la SPA.
Il est alors important, dans la mesure du possible, de connaître l’histoire du chien, de savoir dans quel environnement il évoluait...
Le conseil à suivre est de s’orienter alors vers un chien à l’apparence tranquille et de questionner le responsable du chenil ou l’ancien patron du chien sur le caractère du chien.
Une fois à la maison, l’enfant devra apprendre immédiatement à respecter l’animal, en faisant particulièrement attention au moment de repos et de repas du chien.
Une phase d’accoutumance de l’animal est nécessaire afin qu’il puisse se sentir en confiance dans sa nouvelle famille.

Quelle que soit la situation, il est vivement recommandé de ne jamais laisser un enfant de moins de 7 ans seul en compagnie d’un chien même si l’animal est docile et à fortiori un bébé avec un animal quelque peu jaloux ou agressif.

http://www.enfants-ados.com

La mort

De nos jours, le deuil ou la mort, se parle de plus en plus et on en parle aux enfants plus jeunes qu’avant. Mais comment les enfants réagissent-il face à la mort? Que faire pour aider nos petits protégés à mieux vivre après ses évènements? Qu’elles sont les livres à raconter à nos enfants dans ces cas là? Voilà quelques façons qui, je l’espère pourront aider vos enfants à passer à travers ces durs moments. Premièrement, les enfants réagissent de façon différente selon leur âge. Pour les enfants de 0 à 2 ans, il est pratiquement impossible de parler de ce sujet avec eux. Il va falloir attendre après l’acquisition de la locomotion et du langage pour pouvoir parler de la mort ou du deuil avec eux.
De 2 à 6 ans, l’enfant connaît la mort mais il la croît comme étant une séparation. Que la personne parte pour un voyage. Un divorce ou d’une mortalité, pour lui c’est la même chose. Il peut continuer de faire une place à la personne décédée. A l’âge de trois ans, l’enfant est plus susceptible de croiser la mort : un chien écrasé par une voiture, un poisson qui flotte, etc. Vers cinq ans, l’enfant peut personnifier la mort comme le bonhomme sept heures, la fée carabosse ou le Père noël. À cet âge, il associe aussi, que la mort à un rapport avec l’âge. Que c’est les personnes âgées qui meurent en premier. Ainsi, il craindra davantage la mort de ses grands-parents que celle de personnes plus jeunes.
L’enfant de 7 à 12 ans lui, refoule dans son for intérieur, les craintes et la tristesse qu’il peut ressentir. À 7 ans, il s’intéresse cependant aux cimetières. Un an plus tard, il se demande ce qui se passe après la mort et il accepte que tout le monde finit par mourir un jour ou l’autre.
Pour aider l’enfant, il faut le laisser exprimer ses sentiments. Que ce soit de le laisser pleurer, de se fâcher (sans toutefois briser quelque chose ou faire mal à quelqu’un). Il peut aussi régressr dans ces comportements. Il faut aussi intégrer l’enfant aux rituels de la mort (les adultes ont tendances à éloigner l’enfant du chevet de mourant ou de rites funèbres), car cela constitue une étape importante du deuil et si cela est impossible pour lui de ne pas pouvoir participer aux rites, il faut lui en suggérer d’autres comme allumer une bougie ou de faire un montage photo.
Respecter les enfants car chacun ne réagit pas de la même façon. Certains ont besoins de plus d’attention tandis que d’autres peuvent s’isoler, souffrir d’insomnie et avoir peur.
Il faut favoriser le jeu et l’expression artistique, c’est de cette façon que l’enfant peut exprimer ses émotions et s’assurer un certain contrôle sur les événements qui surviennent à tous les jours.
Il faut encourager la lecture d’histoire, car les enfants s'identifient aux personnages et cela apporte un réconfort quand les personnages vivent le même deuil que lui.

Voici des suggestions à faire lors de la mort de quelqu’un qui est cher :

À la maison:
- Faire un montage de photo
- Cuisiner et partager un repas commémoratif
- Trouver un caillou ou des éléments de la nature qui symbolisent le défunt
- Allumer une bougie
- Dire une prière
- Planter un arbre
- Dresser un autel pour le défunt
- Faire brûler de l’encens
- Rassembler des souvenirs du défunt.

Finalement certains signes qu’un enfant pourraient éprouver désignent que le parent ou une personne proche se doit de consulter un intervenant et ce sans plus tarder. Voici ces signes :
- Perte d’intérêt prolongé pour des activité ou des événements du quotidien.
- Troubles sérieux du sommeil : cauchemar, insomnie, terreur nocturne, etc.
- Incapacité prolongée d’admettre que le décès est survenu.
- Régression sur une période prolongée.
- Graves problèmes de rendement ou de comportement à l’école
- Expression persistance du désir de mourir.
- Instabilité affective ou hyperactivité forte et prolongée.
- Imitation excessive de la personne.

Voici quelques intervenants à consulter en cas de besoin :
- Les amis compatissants (Organisme international offrant soutien et compréhension aux parents en deuil)
- psychologue

Voici quelques suggestions de livres à lire à vos enfants :
- CAPDEVILLA, Roser et Marie-Agnès Gaudrat, l’enterrement, Paris, édition du centurion, 1987, 10 pages
- VARLEY, Susan, Au revoir blaireau, Paris, Éditions Gallimard, 1984, 26 pages.

http://www.angelfire.com/emo/aumajoma/

Mon enfant se caresse, que faire ?

Mon enfant se caresse, que faire ?

La découverte du corps, des sensations de plaisir des enfants mettent parfois les adultes dans l'embarras. Que faire si l'enfant se masturbe, comment lui expliquer ce que l’on peut faire et ne pas faire ? Les petits plaisirs bien naturels des enfants en d’autres termes la masturbation est naturelle pour l’enfant. A partir de l’exploration naturelle de son corps, l’enfant découvre des zones qui offrent du plaisir. Et puisque, pour un enfant en bas âge, une partie du corps en vaut une autre, il n’y a aucune raison de ne pas se toucher, se caresser pour s’offrir un peu de plaisir. C’est pourquoi la masturbation de l’enfant, déjà dès l’âge de deux ans, doit être acceptée avec une totale sérénité. La stimulation des parties génitales représente pour les enfants souvent une possibilité de consolation à laquelle il a recourt dans les moments de fatigue, de solitude ou d’ennui. L’enfant qui se masturbe apparaît comme totalement concentré sur son corps, il fait généralement abstraction du monde environnant. Ce n’est que vers l’âge de 4 ou 5 ans, avec un sentiment de pudeur naissant, que l’enfant commence à associer son comportement aux réactions des adultes et à pratiquer la masturbation dans des moments d’intimité.

Comment doivent réagir les adultes ?
Les réactions des adultes peuvent représenter un aspect réellement négatif du geste innocent de l’enfant. Les remontrances, punitions, humiliation en plus d’être injustes et inutiles, risquent de développer chez l’enfant des tabous ou des réactions négatives par rapport à la sexualité. Châtiments et reproches sont à bannir face à un enfant qui se masturbe. Empêcher un enfant de se masturber en le punissant n’est pas la solution à adopter, d’autant que l’enfant n’a aucune idée de la question « morale » de son geste. Une attitude trop stricte et surtout sans explication aucune ne peut que faire de cet acte pour l’enfant un geste démesuré et apporter une image salie de la sexualité et du plaisir ressenti. Le risque est aussi d’obtenir l’effet contraire : l’idée de l’interdit, poussera davantage l’enfant vers la masturbation. Si vous avez pu constater que votre enfant se masturbait, il convient d’en parler aux personnes qui s’occupent de lui en votre absence (grands-parents, nounou, instituteur...) et de leur demander de tenir le même discours que vous sans appliquer de punition ou autre. Un enfant qui se masturbe est souvent en manque de câlins, il se sent seul et a besoin d’être entouré. Plus que toute remontrance, punition, votre affection de parent peut être la solution. Essayez d’accorder un peu plus de temps à l’enfant, d’être plus disponibles pour lui ; éteignez la télévision et faites une activité avec votre enfant, lisez un livre...

Si l’enfant se masturbe en public
La pudeur est un sentiment qui n’est pas inné, qui vient au fil des années (entre 4 et 5 ans, voire plus tard selon les enfants). Il est ainsi possible que l’enfant commence à se caresser non seulement en votre présence mais devant d’autres personnes. Pour éviter votre embarras et celui de vos invités, il suffit d’intervenir en douceur en essayant de distraire l’enfant, en lui proposant un nouveau jeu, en l’impliquant dans la conversation. Puis avec calme et sans dramatiser, il conviendra d’expliquer à l’enfant qu’il n’est pas correct de se masturber en public, de la même manière que vous apprenez à votre enfant à ne pas manger avec les doigts ou tout autre règle de vie et d’éducation.

Quand faut-il s’inquiéter ?
La fréquence de la masturbation chez les enfants varie d’un individu à l’autre, ou d’une période à l’autre de la vie de l’enfant. Toutefois, un recours à la masturbation trop fréquent au cours d’une même journée ou particulièrement prolongé accompagné d’un isolement par rapport aux autres enfants, d’un changement d’attitude, doivent être considérés comme des signes de trouble de l’enfant. Tout comme la masturbation délibérée de l’enfant en public ou encore la tentative de l’enfant de caresser d’autres enfants. Dans ces cas, mieux vaut consulter votre pédiatre ou médecin traitant qui saura éventuellement vous orienter vers un spécialiste, psychologue ou autre afin de faire le point. La masturbation de l’enfant n’est plus un sujet tabou : n’hésitez pas à vous confier à votre pédiatre en cas d’inquiétude à ce sujet.
http://www.enfants-ados.com

Questions sur la sexualité des enfants.doc

La sexualité infantile

Si la sexualité de l'adolescent est un sujet souvent abordé par les parents ou les éducateurs, leurs connaissances sur la sexualité infantile sont souvent plus floues. Certes, les théories de Freud, qui font une large place à la sexualité infantile, se sont couramment répandues grâce aux médias, à la presse ou aux ouvrages destinés au grand public. Mais, les parents, les éducateurs, ont bien souvent dans leur esprit, l'image d'un enfant idéal qui se présenterait sans sexualité. Comme si parler de sexualité infantile pouvait porter atteinte au mythe de l'innocence enfantine chantée par les poètes. Cette page a pour but d'apporter quelques éclaircissements sur ce sujet et de faire réfléchir tous ceux qui préfèrent avoir quelques idées sur la sexualité de leur progéniture plutôt que de n'en rien savoir ou de s'interroger sur le sexe des anges.
Tout d'abord, une mise au point s'avère indispensable. La sexualité infantile n'est pas de même nature que la sexualité de l'adolescent ou que celle de l'adulte. Elle s'oppose à la sexualité génitale qui, elle, se développe lorsque les organes génitaux sont arrivés à maturité et que peut s'exercer la fonction reproductrice.
C'est pour cela que toute relation a caractère sexuel entre un enfant et un adulte est traumatisante pour un enfant et peut occasionner de graves désordres psychiques. Si l'adulte abuseur est une personne ayant autorité sur l'enfant, cela ajoute encore à la gravité du dommage, car tous les repères de sécurité psychique, de confiance en l'adulte, qui sont les fondements de l'éducation, s'en trouvent bouleversés.
Rappelons les principaux stades du développement de la libido chez l'enfant selon Freud.
Pour Freud, la personnalité d'un individu s'appuie sur un soubassement essentiel qui s'organise dès la naissance autour de pulsions sexuelles qu'il désigne aussi par le terme "libido".
A chaque âge de la vie correspond une organisation dominante, ainsi Freud a établi une chronologie des stades de la libido, reprise ensuite par d'autres auteurs, mais il faut bien préciser que ces stades se chevauchent et coexistent tout au long du développement, les grandes organisations prégénitales de l'enfance laissant ensuite la place à la sexualité adulte.

Le stade oral (de la naissance à deux ans)
Le plaisir de sucer, d'abord lié au besoin physiologique de se nourrir, devient le lieu d'une activité autoérotique qui constitue le premier mode de satisfaction sexuelle. Au plaisir de sucer, s'ajoutent au moment de l'apparition des dents, des fantasmes de morsure et de dévoration. Le stade oral est lié à la relation entre l'enfant et le sein maternel, à la fois bon et mauvais, source de satisfaction et de frustration. L'émergence d'une sexualité implique donc dès le départ, non seulement une fonction vitale mais aussi une relation à autrui. Il y a d'emblée une dimension objectale (l'objet, c'est le sein maternel) et hétéro-érotique (amour tourné vers l'autre) de la libido.
C'est donc la bouche qui est, pendant cette période, le lieu principal et la source privilégiée du plaisir, d'où le nom de stade oral pour qualifier ce stade. Cette transformation de la bouche en zone érogène nous fournit un premier exemple du mécanisme fondamental de l'étayage. C'est en effet dans la mesure où la bouche accomplit une fonction nutritive primordiale pour la survie, qu'elle est le siège de stimulation qui vont aboutir à l'éveil d'un plaisir sexuel, lequel sera recherché ensuite pour lui-même.

Le stade anal (entre deux et quatre ans)
Ce stade se caractérise par une organisation de la libido placée sous le primat de la zone érogène anale. La relation d'objet est liée à la fonction de défécation sur les modes alternés de l'expulsion et de la rétention. Les fèces prennent alors une valeur symbolique (cadeau offert ou refusé à la mère). On voit s'affirmer le sadomasochisme en relation avec le développement de la maîtrise musculaire.
A ce stade aussi, la relation privilégiée à autrui intervient dans la centration de l'intérêt de l'entourage familial sur l'éducation à la propreté. L'enfant obtient, en utilisant la fonction naturelle de l'excrétion, des marques d'amour ou de réprobation de ses proches. L'intérêt porté à ce besoin physiologique, peut le mettre dans une position de toute-puissance, qu'il n'abandonnera pas toujours facilement.

Le stade phallique (entre quatre et six ans), l'Oedipe et la castration
La zone érogène se déplace dans ce stade vers la zone génitale. C'est une sorte de préfiguration de la sexualité définitive de l'adulte.
Au point de vue de la relation d'objet, le stade phallique se caractérise par la place qu'y prend le complexe d'Oedipe.
L'enfant va éprouver à l'égard de ses parents, alternativement, des désirs amoureux et hostiles. L'enfant découvre la différence des sexes et des sentiments ambivalents d'amour et de jalousie vont naître à l'égard de ses parents.
Le petit garçon va redouter la menace paternelle en réponse à ses fantasmes sexuels, il en résulte une angoisse de castration tandis que la petite fille ressent, selon Freud, l'absence de pénis comme un préjudice qu'elle cherche à nier, compenser ou réparer. Le désir d'avoir un enfant s'affirme chez la petite fille sous une forme fantasmée.
Mais l'interdit de l'inceste, commun à toutes les civilisations, va agir au plan symbolique. en tout état de causes, le petit garçon et la petite fille vont renoncer à séduire le parent du sexe opposé pour mieux s'identifier au parent du même sexe.

La période de latence (six à douze ans)
Pendant cette période, un long intermède s'instaure entre la culminance de l'Oedipe et la puberté. Il ne s'agit pas d'une disparition de la libido mais d'une mise en veilleuse et d'un rejet dans l'inconscient sous l'effet du refoulement. L'activité sexuelle n'est pas interrompue pour autant, elle fournit une réserve d'énergie qui est, détournée vers des buts autres que sexuels. Elle contribue à la formation des sentiments sociaux, au développement de mouvements de sublimations qui vont soutenir considérablement tous les efforts déployés pour acquérir les savoirs scolaires et culturels. Durant cette période de latence, on assiste aussi à une systématisation du Surmoi, c'est-à-dire à une intériorisation de tous les interdits sociaux qui sont le fondement de notre morale, et de toute civilisation.
Voilà tracées à grands traits, les théories relatives à la sexualité infantile qui sont le plus couramment admises, à l'heure actuelle, par les psychanalystes.

Mais qu'en est-il des croyances de l'enfant, pendant cette période, au sujet de la sexualité des adultes ?

Les théories sexuelles infantiles sur la sexualité adulte
Les enfants développent une curiosité précoce, un désir de savoir, qui les pousse à s'interroger sur deux questions essentielles :
-la différence des sexes
-l'origine des enfants.
Freud, dans ce domaine aussi a été le premier à réfléchir sur les représentations des enfants, relatives à la sexualité. Il a constaté que les enfants construisent des théories particulières autour de ces questions dont il est bien difficile de les détourner.
Les jeunes enfants négligent la différence des sexes. Les garçons ont tendance à attribuer à tous les être humains un pénis. Cette croyance va de pair avec l'angoisse de castration lorsque le petit garçon est confronté , par l'observation des petites filles de son entourage, à la réalité.
La deuxième théorie concerne la naissance. L'ignorance du vagin (ou sa confusion avec le rectum), conduit l'enfant à se représenter le nouveau-né "évacué comme un excrément". Cette théorie cloacale de la naissance (calquée sur le modèle de la digestion des aliments) apporte aussi une solution quant à la question de la fécondation ; en effet, dans cette logique, l'origine des enfants peut être attribuée au fait d'ingérer quelque chose par la bouche.
En ce qui concerne la naissance, on peut rencontrer des explications, quand les jeunes enfants s'expriment à ce sujet, selon lesquelles les bébés naîtraient par le nombril ou par une ouverture pratiquée au niveau du ventre, explications qui restent proches de la théorie cloacale.
Quoiqu'il en soit, Freud explique que si les jeunes enfants croient que les bébés sont mis au monde par l'anus, l'homme peut aussi bien enfanter que la femme ; le petit garçon peut donc également forger le fantasme qu'il peut aussi faire des enfants.
La troisième des théories sexuelles infantiles décrites par Freud concerne une conception sadique du coït, le rapport sexuel est conçu, chez le jeune enfant, comme une action violente, comme une lutte, une agression du père contre la mère. L'enfant se forgerait cette représentations à partir de perceptions accidentelles, incomplètes qu'il aurait des rapports sexuels entre les parents, en référence aux expériences de lutte qu'il connaît dans les rapports avec d'autres enfants ; expériences d'où n'est pas absent un supplément d'excitation sexuelle.
Enfin Freud souligne la résistance des jeunes enfants à l'information sexuelle : en dépit des explications fournies par l'adulte, les enfants restent fixés aux propres théories qu'ils se sont forgés ; cette résistance étant à mettre au compte du refoulement.
Comme tout savoir, la construction du savoir sur la sexualité, l'origine des enfants, questions essentielles à notre condition humaine, se fait progressivement chez le jeune enfant.
Les éducateurs, les parents, soucieux de répondre aux demandes des enfants ou de les anticiper, doivent donc savoir rester modestes dans leurs objectifs.
Pour les aider, il existe de nombreux ouvrages à destination du jeune public, que l'enfant pourra découvrir sous le regard vigilant et bienveillant de l'adulte.
En tout état de causes, on peut penser que la qualité de la relation qui s'établit à ce moment-là, facilitera le dialogue ultérieur entre les parents et l'adolescent, lorsque ce dernier s'engagera dans sa vie sexuelle adulte.

CLERGET S. Nos enfants aussi ont un sexe, Paris, Robert Laffont, 2002
FREUD S. Trois essais sur la théorie de la sexualité, Paris, Gallimard, 1987.
FREUD S La vie sexuelle, P.U.F., 1992
GABEL M. Les enfants victimes d'abus sexuels, P.U.F.1992
RUFO M. Tout ce que vous ne devriez jamais savoir sur la sexualité de vos enfants, Anne Carrière, 2003.
RAPOPORT Danielle, La sexualité "oubliée" des enfants.

http://pagesperso-orange.fr/genevieve.cavaye/sexualite.htm

Maman j'ai Peur!

Maman j'ai peur!

Quel parent ne s’est jamais fait réveiller au beau milieu de la nuit, par les cris horrifiés de son enfant victime d’un cauchemar ? En effet, comme parent, nous nous retrouvons souvent confronter aux peurs de nos enfants et nous n’avons pas nécessairement toujours les bons mots, bien malgré nous, pour les rassurer. Dans le texte qui suit vous retrouverez plusieurs informations et conseils pratiques afin de vous aider à mieux comprendre les peurs de vos tout-petits. Ainsi, vous pourrez mieux faire face à la situation lorsque celle-ci se présentera à vous.

Les origines des peurs :
Plusieurs facteurs peuvent se retrouver à l’origine des peurs, en voici quelques-uns: - Le manque d’un adulte rassurant près de l’enfant peut être un facteur qui fait que l’enfant ne se sent pas en sécurité, en confiance. Il pourrait alors être plus craintif.
- Si l’adulte réagit négativement face à quelqu’un ou à un événement, il y a de fortes chances que l’enfant réagisse pareillement. Par exemple, si vous avez une peur folle des araignées et que vous le démontrer devant votre enfant, vous devez vous attendre à ce qu’il ait la même réaction que vous la prochaine fois qu’il verra cette bestiole.
- Les propos tenus par les adultes peuvent également donner naissance à certaines peurs chez les enfants. Si vous dites à votre enfants que les chats sont des animaux hypocrites et dangereux, il pourrait par la suite les craindre.
- L’imagination débordante des plus petits ( monstres, sorcières etc.)

Les étapes de la peur selon l’âge des enfants
- De 2 à 3 ans : À cet âge, le simple fait de déplacer un meuble dans une pièce peut rendre l’enfant craintif, car nous chamboulons tout son quotidien, ses routines et ses habitudes. Habituellement, leurs peurs sont plutôt passagères ( animaux, orages, toilettes). De plus, l’enfant de cet âge commence à s’inventer un monde imaginaire très riche qu’il a souvent de la difficulté à ne pas confondre avec la réalité. C’est pour cette raison qu’à cet âge, l’enfant vit difficilement le fait d’être séparé de ses parents tous les soirs. Parmi les peurs les plus populaires nous retrouvons celle des monstres sous le lit et celle du noir. N’oubliez pas que lorsque votre enfant pleurniche, qu’il vous dit qu’il a peur des monstres sous son lit, il est simplement en train de vous témoigner qu’il se sent tranquille et en sécurité lorsque vous êtes près de lui.
- De 4 à 6 ans : Enfin, il distingue un peu mieux la différence entre le réel et la fiction. Il a tendance à avoir peur des blessures corporelles et des dangers physiques. Il peut également craindre une personne qui est laide ou qui a le visage caché, masqué.
- De 6 à 12 ans : À cet âge sa compréhension s’affine et les peurs sont maintenant basées sur des faits réels, un peu comme vous. Il a peur des meurtres, des accidents de voitures, des catastrophes naturelles, il a peur de la réalité finalement !

Comment rassurer votre enfant?
- Tout d’abord, en lui parlant, en lui montrant qu’il n’est pas seul même s’il se trouve dans la pièce d’à côté. Dites-lui la vérité, par exemple si vous prévoyez sortir et engager une gardienne, ne lui dites pas que vous rester à la maison avant qu’il aille se coucher.
- Éviter de l’humilier ( lui dire que c’est un bébé parce qu’il a peur de rester seul dans sa chambre) Ne présentez jamais le lit comme une punition ou une menace( Si tu ne termines pas ton repas tu iras dans ton lit)
- Respectez les rituels de l’endormissement ( lecture d’un conte, le border) en enlevant, si nécessaire, les objets pouvant faire des ombres effrayantes. Laissez votre enfant vous raconter pourquoi il a peur et suggérer lui de dessiner sa peur.
- Après une grande frayeur, laisser votre enfant pleurer tant qu’il aura des larmes.
- Rassurer votre enfant en lui expliquant avec des mots simples pourquoi il a eu peur sans entrer dans les détails.
- Écoutez patiemment l’enfant et faire preuve de compréhension en ce qui concerne ses peurs - Expliquez-lui que c’est son imagination qui lui joue des tours.
- Donnez l’exemple en réagissant vous-même de façon rationnelle au danger.
- Donnez à l’enfant confiance en lui et en ses facultés. - Surveiller les émissions de télévision qu’il regarde car leur contenu peut être à l’origine de leurs peurs. Ce que vous devez éviter à tout prix:
- Ne surprotégez pas votre enfant en lui évitant à tout instant d’être en contact avec sa peur.
- Éviter de vous quereller devant vos enfants car ces disputes sont à l’origine de plusieurs peurs enfantines.
- Ne jamais humilier, ridiculiser ou ignorer la peur de votre enfant.

Suggestions de livre pour votre enfant:
- DAUGRAT, Marie-Agnès. Ça fait peur, Paris, Bayard Éditions, 1996, 15 p.
Résumé : L’auteur démontre aux enfants, à l’aide d’images, des personnages qui peuvent inspirer la peur et les amène à les rendre comiques.
Références documentaires:
Livres:
- BLOCH, Dorothy, Comme ça la sorcière ne me mangera pas, Paris, Édition Robert Lafond, 1978, 325 p. Revue:
- ROWAN,Renée. « La peur chez nos enfants », Le bel âge, (novembre 1996) p.50-52
Références internet:
- www.petitmonde.qc.ca
- www.soinsdenosenfants.cps.ca/comportement/peurs.htm
- www.webdlambert.com/peurs.html

http://www.angelfire.com/emo/aumajoma/peurs.html