vendredi 19 décembre 2008
lundi 24 novembre 2008
Programme Décembre 2008.
GROUPES DE PARENTS
Disputes Et Rivalités Fraternelles.
Jeudi 11 Décembre. 18h00-19h45
Rencontre entre parents animée par la psychologue Selma Belghiti.
Groupe ouvert uniquement sur inscription. Tarif 250 Dh contact@reperes.ma
Cycles Parents d’Ados
Jeudi 18 Décembre. 14h15-16h15
L’adolescence est souvent un moment de questionnement pour les parents. Etre parent d’ados ou de préados aujourd’hui suscite parfois un besoin d’échange et d’accompagnement. Ce groupe de parole aide à mieux comprendre la problématique des adolescents et à chercher ensemble ce qui pourrait évoluer dans les attitudes de chacun afin de trouver la bonne distance.
L’inscription à ce groupe engage à l’ensemble du cycle (6 séances).
Voir horaires ci-dessous. Tarif 1200 Dh le cycle
Autres Cycles
Préparation à l’Accouchement. Avec la sage femme sophrologue Maya Chaouki.
Cycle Jeunes Parents. Nouveau Bébé, premiers mois, premières années.
Parents de Tout-Petits .Les apprentissages de la vie. Parents d’enfants de 2 à 6 ans.
Vie de famille, de la discipline à l'amour. Parents d’enfants de 6 à 11 ans.
Les cycles démarrent sur inscription;
Le descriptif des groupes est communiqué sur demande.
Envoyer un mail ou téléphoner pour vous inscrire au groupe et à l’horaire de votre choix :
Groupe Soir : un lundi par mois de 18h15-20h OU
Groupe Journée : un jeudi par mois de 14h30-16h15
contact@reperes.ma
Le descriptif des groupes est communiqué sur demande.
Envoyer un mail ou téléphoner pour vous inscrire au groupe et à l’horaire de votre choix :
Groupe Soir : un lundi par mois de 18h15-20h OU
Groupe Journée : un jeudi par mois de 14h30-16h15
contact@reperes.ma
LES PARENTHÈSES
Projection de Film. Cycle Petite Enfance
L’agressivité chez le jeune enfant
Mardi 2 Décembre. 18h00-20h00
Projection de film et discussion animée par la psychologue.
La Magie de Noël
Vendredi 19 Décembre. 18h00-20h00
Nous vous invitons à retrouver votre âme d’enfant, l’espace d’un moment de partage.
Lecture de conte pour les parents par Béatrice Recoussine suivie d’une discussion autour du rôle du père Noël et des personnages de contes dans l’imaginaire et le développement de l’enfant.
L’agressivité chez le jeune enfant
Mardi 2 Décembre. 18h00-20h00
Projection de film et discussion animée par la psychologue.
La Magie de Noël
Vendredi 19 Décembre. 18h00-20h00
Nous vous invitons à retrouver votre âme d’enfant, l’espace d’un moment de partage.
Lecture de conte pour les parents par Béatrice Recoussine suivie d’une discussion autour du rôle du père Noël et des personnages de contes dans l’imaginaire et le développement de l’enfant.
ACCÈS LIBRE
Mardi 14h30-19h00
Jeudi 08h30-12h30
Une permanence conviviale autour d’un café. L’accès à l’espace documentation ainsi que la possibilité d’avoir une consultation avec la psychologue (dans la limite de sa disponibilité) ne nécessite pas de rendez vous à l’avance.
Jeudi 08h30-12h30
Une permanence conviviale autour d’un café. L’accès à l’espace documentation ainsi que la possibilité d’avoir une consultation avec la psychologue (dans la limite de sa disponibilité) ne nécessite pas de rendez vous à l’avance.
Consultations Individuelles sur rendez-vous le reste de la semaine.
Pour en savoir plus sur le centre cliquez ici
contact@reperes.ma
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samedi 4 octobre 2008
Votre enfant et la télévision
Beaucoup de parents s'interrogent sur l'influence de la télévision et se demandent quelle attitude adopter avec leurs enfants à ce sujet. Que faut-il autoriser ? Que faut-il interdire ? Combien de temps un enfant peut-il passer devant la télévision ? Quels sont les programmes qui lui conviennent ?
Cette page a pour but d'apporter des éléments de réflexion à tous ceux qui s'interrogent.
Avoir la télévision : c'est incontournable
La télévision fait partie de notre mode de vie. Vouloir nier cette réalité irait à l'encontre du bon sens. C'est pourquoi, il me semble que les parents qui, par principe éducatif, ont décidé de ne pas avoir de télévision à leur domicile prennent le risque que leurs enfants se sentent marginalisés par rapport à la culture télévisuelle. Car cette culture existe bel et bien. Même si c'est la culture du Loft story ou de Star Académy. A partir du moment où les enfants se sont intéressés à ces émissions et se sont même passionnés pour elles, il ne servirait à rien que votre enfant soit exclu de toutes les discussions qui animent les cours de récréation à leur sujet. D'ailleurs, les enfants dont les parents résistent de façon impitoyable à l'accueil d'une télé à la maison, se débrouillent toujours pour aller voir les émissions qui les passionnent chez leur copain, chez des voisins ou chez leurs grands-parents. Mais quand ils le font, c'est alors avec un sentiment de culpabilité qui risque de perturber le climat de confiance établi entre les parents et les enfants. Donc, le principe de la présence de la télévision à la maison étant posé, il reste à édicter un code de bonne conduite pour l'utiliser comme un instrument d'éducation.
Un code de bonne utilisation de la télévision en famille
Ce code de bonne conduite devra être à la fois stable et évolutif. Les règles étant posées, elles seront appliquées car sinon quel crédit l'enfant pourrait-il accorder à la parole des parents si ces derniers ne se préoccupent pas de tenir les engagements prévus. La dérogation aux principes établis ne pourra être qu'exceptionnelle : fêtes de fin d'année, venue d'invités...Par contre ces "lois" intrafamiliales doivent être redéfinies périodiquement (par exemple chaque année) en fonction de l'âge de l'enfant. Lorsqu'il y a plusieurs enfants d'âges très différents dans une même fratrie elles doivent être modulées et individualisées pour chaque enfant. Il faut alors expliquer aux plus jeunes que ce qui est permis aux grands, le sera également pour eux, quand ils auront atteint cet âge-là.
Ces règles de bonne conduite entre la télé et votre enfant doivent être expliquées. Cette discussion ouvrira d'ailleurs un espace de dialogue propice à la communication parents/enfants. Si avoir une télévision à la maison est inévitable, par contre, il me semble très difficile de gérer une télévision qui serait destinée à l'usage personnel de l'enfant et qui serait donc située dans sa chambre. Comment les
parents pourraient-ils dans ce cas en contrôler l'usage ? Car la télévision est un instrument indispensable mais pour autant les parents ont le devoir de contrôler l'utilisation qui en est faite. En effet, un enfant qui a une télévision dans sa chambre aura la tentation permanente de la regarder à tout moment. Ce sera souvent au détriment de son sommeil, de son travail scolaire, ou au détriment d'autres activités qui sont indispensables à son bon développement : activités motrices pour les plus jeunes, sport, jeux, visites chez les copains pour les enfants plus âgés.
Donc, la meilleur place pour la télévision sera la salle de séjour où la famille se réunit en fin de journée lorsque chacun a fait son travail de la journée et apprécie de se retrouver. En effet, je ne pense pas qu'accepter que votre enfant regarde la télévision le matin, avant d'aller à l'école, soit une bonne introduction à sa journée de petit écolier. Il y a un temps pour tout : pour le loisir et le travail. De mon point de vue, accepter que l'enfant regarde des dessins animés le matin le détourne trop de ses préoccupations de petit écolier. Aller à l'école est une affaire sérieuse et s'y préparer le matin en vérifiant son cartable, en révisant ses leçons est un comportement qui le met dans de bonnes conditions pour réussir sa journée. Bien sûr, pour que cette loi fonctionne au sein d'une maison, il faut que chacun la respecte aussi : les adultes comme les enfants.
Pour les émissions qui sont réservées à la jeunesse et que vous connaissez, l'enfant peut regarder son programme seul ou avec ses frères et soeurs sans la présence de l'adulte. Ce moment devant la télé doit se situer en fin de journée, après les devoirs et avant le repas du soir. En semaine, il n'est pas souhaitable que l'enfant regarde les émissions de la soirée car cela se ferait au détriment de ses heures de sommeil. L'enfant ne peut être attentif en classe que s'il a assez dormi. C'est aux parents d'être ferme et d'imposer l'heure du coucher en expliquant à l'enfant que son travail du lendemain en souffrirait s'il restait devant la télé après le repas du soir. Le samedi soir, si l'enfant a une dizaine d'années, il est possible d'accorder une permission de veiller si l'émission est familiale. Mais en tout état de causes, veiller au delà de dix heures du soir n'est pas très bon, même lorsque l'enfant ne va pas à l'école le lendemain car s'il veille trop tard, cela risque de perturber ses rythmes de sommeil et il aurait du mal à s'endormir le dimanche soir.
Le choix des programmes
Choisir le programme est un moment d'échange avec l'adulte qui peut améliorer la communication parent/enfant. L'enfant va pouvoir exprimer ses préférences, donner son avis, connaître le point de vue de ses parents sur telle ou telle émission.
Pour l'enfant qui est à l'école maternelle cela peut-être l'occasion pour lui, d'avoir un contact avec le monde de l'écrit en essayant de repérer certains indices dans le journal consacré aux programmes télés. Pour l'enfant qui commence l'apprentissage de la lecture, lire le programme ou le résumé de l'émission peut le motiver et lui montrer l'intérêt de devenir un bon lecteur.
Les repères donnés par les chaînes sont maintenant très clairs et vous permettent de ne pas avoir de mauvaises surprises en cours d'émission. Mais ces repères ne sont là que pour aider les parents à faire leur choix. Ils n'ont pas de valeur absolue. Vous, qui connaissez votre enfant, serez le plus qualifié pour juger si une émission va lui convenir. Dans le choix de programmes, les parents doivent tenir compte des conditions dans lesquelles leur enfant les regarde. Certaines émissions peuvent être acceptables pour un enfant à condition qu'il y ait un adulte près de lui pour médiatiser certaines images qui seraient trop violentes s'il les regardait seul. Rappeler au cours d'une fiction que ce n'est que du cinéma. Expliquer les conditions de tournage d'un film apporte une distance entre le spectateur et les scènes vues. Les adultes savent faire spontanément cette mise à distance mais pour l'enfant cette distinction entre réalité et fiction n'est pas toujours très nette. Le rôle de l'adulte est dans ce cas capital. Il ne faut pas oublier que l'affectivité de l'enfant est très éloignée de celle d'un adulte. Certains enfants peuvent être bouleversés par des scènes de dessin animées. Dans ce cas, l'adulte doit alors être là pour aider l'enfant à verbaliser ce qu'il ressent.
A l'inverse, tout dans les actualités n'est pas bon à montrer. L'adulte doit être vigilant et faire le filtre entre la réalité du monde et ce que son enfant va voir. Il y a quelques années, les images de la destruction des tours jumelles à New York avaient choqué beaucoup d'enfants. Actuellement, les reportages relatifs aux attentats quasi quotidiens en Irak sont des images très violentes. Ce n'est pas très bon d'angoisser les enfants même si ces événements sont réels. Les adultes doivent être vigilants et préserver les enfants des menaces du monde des adultes. Car l'enfant n'a pas la maturité psychique suffisante pour tout intégrer : menace nucléaire, menace de guerre, de terrorisme, de pollution....Tant que l'enfant ne réclame pas d'informations à ce sujet il n'est pas utile de l'informer avant qu'il ait l'âge et les ressources affectives suffisantes pour dépasser ses peurs. En effet, beaucoup d'enfants reprennent à leur compte les craintes de leurs parents. Donc, soyez vigilant, si vous-mêmes vous êtes angoissé, évitez de faire porter le poids de vos inquiétudes à votre enfant. Lorsque l'enfant sera plus grand et souhaitera lui-même échanger avec vous à ce sujet, la situation sera différente.
Votre contrôle éducatif ne doit pas non plus vous entraîner dans des excès. N'imposez pas vos choix de façon trop autoritaire. Ne cherchez pas systématiquement des émissions dites culturelles. La télévision doit avant tout rester ludique. C'est là sa finalité principale même si en plus elle peut apporter bien d'autres avantages. L'enfant de toute façon ne s'intéressera à une émission que s'il a envie de la regarder. Ce n'est pas parce que vous avez décidé que cette émission sera bonne pour lui qu'il en tirera profit. Les émissions culturelles ne sont culturelles que si l'individu s'approprie ce savoir. Elles doivent être une occasion pour vous de discuter avec lui. Quels prolongements pouvez-vous donner à cette émission ? Chercher un livre ou un magazine qui traite du même sujet, faire une visite d'un lieu proche de votre domicile et qui a un lien avec le sujet traité.
Conclusion
La télévision peut donc tout à fait avoir une valeur éducative au sein d'une famille. mais bien souvent pour que tous ces principes soient applicables, l'adulte devra lui-même faire quelques sacrifices. Baisser le son de la télé pour permettre à l'enfant de s'endormir paisiblement. Voire même éteindre tout à fait la télé si on a interdit à l'enfant de regarder une émissions qui le passionne. Il est aussi possible d'utiliser le magnétoscope à des fins éducatives. Notamment enregistrer une émission trop tardive permettra à l'enfant de la regarder à un moment mieux adapté. La magnétoscope peut aussi être utilisé comme un ciné-club à domicile qui présentera le programme idoine.
http://pagesperso-orange.fr/genevieve.cavaye/
Pour ceux qui veulent approfondir le sujet :
Eduquer l'homo "zappiens", René BLIND, Michael POOL, édition Jouvence, 2000
La télévision buissonnière, René BLIND, Michael POOL, édition Jouvence, 1995
Le bonheur dans l'image, Serge TISSERON, édition Empêcheurs de penser en rond, 2002
La famille envahie par les images, Serge TISSERON, 2001
Enfants sous influence, Serge TISSERON, 2000
Y a-t-il un pilote dans l'image ?, Serge TISSERON, édition Aubier, 1998
Cette page a pour but d'apporter des éléments de réflexion à tous ceux qui s'interrogent.
Avoir la télévision : c'est incontournable
La télévision fait partie de notre mode de vie. Vouloir nier cette réalité irait à l'encontre du bon sens. C'est pourquoi, il me semble que les parents qui, par principe éducatif, ont décidé de ne pas avoir de télévision à leur domicile prennent le risque que leurs enfants se sentent marginalisés par rapport à la culture télévisuelle. Car cette culture existe bel et bien. Même si c'est la culture du Loft story ou de Star Académy. A partir du moment où les enfants se sont intéressés à ces émissions et se sont même passionnés pour elles, il ne servirait à rien que votre enfant soit exclu de toutes les discussions qui animent les cours de récréation à leur sujet. D'ailleurs, les enfants dont les parents résistent de façon impitoyable à l'accueil d'une télé à la maison, se débrouillent toujours pour aller voir les émissions qui les passionnent chez leur copain, chez des voisins ou chez leurs grands-parents. Mais quand ils le font, c'est alors avec un sentiment de culpabilité qui risque de perturber le climat de confiance établi entre les parents et les enfants. Donc, le principe de la présence de la télévision à la maison étant posé, il reste à édicter un code de bonne conduite pour l'utiliser comme un instrument d'éducation.
Un code de bonne utilisation de la télévision en famille
Ce code de bonne conduite devra être à la fois stable et évolutif. Les règles étant posées, elles seront appliquées car sinon quel crédit l'enfant pourrait-il accorder à la parole des parents si ces derniers ne se préoccupent pas de tenir les engagements prévus. La dérogation aux principes établis ne pourra être qu'exceptionnelle : fêtes de fin d'année, venue d'invités...Par contre ces "lois" intrafamiliales doivent être redéfinies périodiquement (par exemple chaque année) en fonction de l'âge de l'enfant. Lorsqu'il y a plusieurs enfants d'âges très différents dans une même fratrie elles doivent être modulées et individualisées pour chaque enfant. Il faut alors expliquer aux plus jeunes que ce qui est permis aux grands, le sera également pour eux, quand ils auront atteint cet âge-là.
Ces règles de bonne conduite entre la télé et votre enfant doivent être expliquées. Cette discussion ouvrira d'ailleurs un espace de dialogue propice à la communication parents/enfants. Si avoir une télévision à la maison est inévitable, par contre, il me semble très difficile de gérer une télévision qui serait destinée à l'usage personnel de l'enfant et qui serait donc située dans sa chambre. Comment les
parents pourraient-ils dans ce cas en contrôler l'usage ? Car la télévision est un instrument indispensable mais pour autant les parents ont le devoir de contrôler l'utilisation qui en est faite. En effet, un enfant qui a une télévision dans sa chambre aura la tentation permanente de la regarder à tout moment. Ce sera souvent au détriment de son sommeil, de son travail scolaire, ou au détriment d'autres activités qui sont indispensables à son bon développement : activités motrices pour les plus jeunes, sport, jeux, visites chez les copains pour les enfants plus âgés.
Donc, la meilleur place pour la télévision sera la salle de séjour où la famille se réunit en fin de journée lorsque chacun a fait son travail de la journée et apprécie de se retrouver. En effet, je ne pense pas qu'accepter que votre enfant regarde la télévision le matin, avant d'aller à l'école, soit une bonne introduction à sa journée de petit écolier. Il y a un temps pour tout : pour le loisir et le travail. De mon point de vue, accepter que l'enfant regarde des dessins animés le matin le détourne trop de ses préoccupations de petit écolier. Aller à l'école est une affaire sérieuse et s'y préparer le matin en vérifiant son cartable, en révisant ses leçons est un comportement qui le met dans de bonnes conditions pour réussir sa journée. Bien sûr, pour que cette loi fonctionne au sein d'une maison, il faut que chacun la respecte aussi : les adultes comme les enfants.
Pour les émissions qui sont réservées à la jeunesse et que vous connaissez, l'enfant peut regarder son programme seul ou avec ses frères et soeurs sans la présence de l'adulte. Ce moment devant la télé doit se situer en fin de journée, après les devoirs et avant le repas du soir. En semaine, il n'est pas souhaitable que l'enfant regarde les émissions de la soirée car cela se ferait au détriment de ses heures de sommeil. L'enfant ne peut être attentif en classe que s'il a assez dormi. C'est aux parents d'être ferme et d'imposer l'heure du coucher en expliquant à l'enfant que son travail du lendemain en souffrirait s'il restait devant la télé après le repas du soir. Le samedi soir, si l'enfant a une dizaine d'années, il est possible d'accorder une permission de veiller si l'émission est familiale. Mais en tout état de causes, veiller au delà de dix heures du soir n'est pas très bon, même lorsque l'enfant ne va pas à l'école le lendemain car s'il veille trop tard, cela risque de perturber ses rythmes de sommeil et il aurait du mal à s'endormir le dimanche soir.
Le choix des programmes
Choisir le programme est un moment d'échange avec l'adulte qui peut améliorer la communication parent/enfant. L'enfant va pouvoir exprimer ses préférences, donner son avis, connaître le point de vue de ses parents sur telle ou telle émission.
Pour l'enfant qui est à l'école maternelle cela peut-être l'occasion pour lui, d'avoir un contact avec le monde de l'écrit en essayant de repérer certains indices dans le journal consacré aux programmes télés. Pour l'enfant qui commence l'apprentissage de la lecture, lire le programme ou le résumé de l'émission peut le motiver et lui montrer l'intérêt de devenir un bon lecteur.
Les repères donnés par les chaînes sont maintenant très clairs et vous permettent de ne pas avoir de mauvaises surprises en cours d'émission. Mais ces repères ne sont là que pour aider les parents à faire leur choix. Ils n'ont pas de valeur absolue. Vous, qui connaissez votre enfant, serez le plus qualifié pour juger si une émission va lui convenir. Dans le choix de programmes, les parents doivent tenir compte des conditions dans lesquelles leur enfant les regarde. Certaines émissions peuvent être acceptables pour un enfant à condition qu'il y ait un adulte près de lui pour médiatiser certaines images qui seraient trop violentes s'il les regardait seul. Rappeler au cours d'une fiction que ce n'est que du cinéma. Expliquer les conditions de tournage d'un film apporte une distance entre le spectateur et les scènes vues. Les adultes savent faire spontanément cette mise à distance mais pour l'enfant cette distinction entre réalité et fiction n'est pas toujours très nette. Le rôle de l'adulte est dans ce cas capital. Il ne faut pas oublier que l'affectivité de l'enfant est très éloignée de celle d'un adulte. Certains enfants peuvent être bouleversés par des scènes de dessin animées. Dans ce cas, l'adulte doit alors être là pour aider l'enfant à verbaliser ce qu'il ressent.
A l'inverse, tout dans les actualités n'est pas bon à montrer. L'adulte doit être vigilant et faire le filtre entre la réalité du monde et ce que son enfant va voir. Il y a quelques années, les images de la destruction des tours jumelles à New York avaient choqué beaucoup d'enfants. Actuellement, les reportages relatifs aux attentats quasi quotidiens en Irak sont des images très violentes. Ce n'est pas très bon d'angoisser les enfants même si ces événements sont réels. Les adultes doivent être vigilants et préserver les enfants des menaces du monde des adultes. Car l'enfant n'a pas la maturité psychique suffisante pour tout intégrer : menace nucléaire, menace de guerre, de terrorisme, de pollution....Tant que l'enfant ne réclame pas d'informations à ce sujet il n'est pas utile de l'informer avant qu'il ait l'âge et les ressources affectives suffisantes pour dépasser ses peurs. En effet, beaucoup d'enfants reprennent à leur compte les craintes de leurs parents. Donc, soyez vigilant, si vous-mêmes vous êtes angoissé, évitez de faire porter le poids de vos inquiétudes à votre enfant. Lorsque l'enfant sera plus grand et souhaitera lui-même échanger avec vous à ce sujet, la situation sera différente.
Votre contrôle éducatif ne doit pas non plus vous entraîner dans des excès. N'imposez pas vos choix de façon trop autoritaire. Ne cherchez pas systématiquement des émissions dites culturelles. La télévision doit avant tout rester ludique. C'est là sa finalité principale même si en plus elle peut apporter bien d'autres avantages. L'enfant de toute façon ne s'intéressera à une émission que s'il a envie de la regarder. Ce n'est pas parce que vous avez décidé que cette émission sera bonne pour lui qu'il en tirera profit. Les émissions culturelles ne sont culturelles que si l'individu s'approprie ce savoir. Elles doivent être une occasion pour vous de discuter avec lui. Quels prolongements pouvez-vous donner à cette émission ? Chercher un livre ou un magazine qui traite du même sujet, faire une visite d'un lieu proche de votre domicile et qui a un lien avec le sujet traité.
Conclusion
La télévision peut donc tout à fait avoir une valeur éducative au sein d'une famille. mais bien souvent pour que tous ces principes soient applicables, l'adulte devra lui-même faire quelques sacrifices. Baisser le son de la télé pour permettre à l'enfant de s'endormir paisiblement. Voire même éteindre tout à fait la télé si on a interdit à l'enfant de regarder une émissions qui le passionne. Il est aussi possible d'utiliser le magnétoscope à des fins éducatives. Notamment enregistrer une émission trop tardive permettra à l'enfant de la regarder à un moment mieux adapté. La magnétoscope peut aussi être utilisé comme un ciné-club à domicile qui présentera le programme idoine.
http://pagesperso-orange.fr/genevieve.cavaye/
Pour ceux qui veulent approfondir le sujet :
Eduquer l'homo "zappiens", René BLIND, Michael POOL, édition Jouvence, 2000
La télévision buissonnière, René BLIND, Michael POOL, édition Jouvence, 1995
Le bonheur dans l'image, Serge TISSERON, édition Empêcheurs de penser en rond, 2002
La famille envahie par les images, Serge TISSERON, 2001
Enfants sous influence, Serge TISSERON, 2000
Y a-t-il un pilote dans l'image ?, Serge TISSERON, édition Aubier, 1998
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